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Pesticides en France : un an après, le bilan controversé d’une stratégie qui divise

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Un an après le lancement du plan Ecophyto 2030, le gouvernement défend ses avancées, tandis que les critiques s’amplifient sur l’efficacité réelle des mesures.

La réunion du Comité d’orientation stratégique et de suivi (COS), regroupant acteurs institutionnels, agriculteurs et associations, a été l’occasion pour l’exécutif de réaffirmer ses priorités. L’objectif affiché reste inchangé : accompagner les exploitants vers des solutions alternatives aux produits chimiques, sans les laisser sans moyens de protection. Pour y parvenir, plus de 200 millions d’euros ont été engagés en 2024, dont une large partie destinée à la recherche d’alternatives face aux retraits de substances décidés au niveau européen.

Parmi les chantiers prioritaires figurent la sécurisation des points de captage d’eau, souvent contaminés par des résidus de pesticides, ainsi que la mise en place d’un portail national pour mieux évaluer l’exposition des riverains. Le ministre de la Santé a insisté sur la nécessité d’une transparence totale concernant les risques sanitaires liés à ces substances.

Pourtant, les critiques persistent. Les organisations écologistes dénoncent une stratégie incohérente, notamment depuis l’adoption d’un nouvel indicateur européen, le HRI1, jugé moins exigeant que l’ancien référentiel. Selon elles, ce changement permet artificiellement d’afficher une réduction des usages, masquant une réalité bien moins encourageante. Certaines associations pointent également du doigt les contradictions d’un gouvernement qui, tout en promettant de diminuer la dépendance aux pesticides, soutient des textes favorisant la réintroduction de molécules controversées comme les néonicotinoïdes.

Face à ces accusations, les autorités ont missionné l’Inrae pour proposer des ajustements à l’indicateur HRI1. Plusieurs pistes sont envisagées, allant d’une simple correction des pondérations à une refonte complète intégrant les impacts spécifiques sur différentes espèces. Mais pour les défenseurs de l’environnement, ces ajustements ne suffiront pas à combler le manque d’ambition d’une politique encore trop timide face à l’urgence écologique.

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