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Économie

Paris et Madrid unis pour défendre l’échéance 2035 sur les véhicules thermiques

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Les deux gouvernements ont confirmé leur attachement au calendrier européen d’interdiction des moteurs à combustion, face aux pressions croissantes pour assouplir cette mesure phare du Pacte vert.

La France et l’Espagne ont conjointement exprimé leur ferme soutien au calendrier prévoyant la fin des ventes de véhicules neufs à motorisation thermique dans l’Union européenne à l’horizon 2035. Cette position commune intervient dans un contexte de remise en question croissante de cette disposition réglementaire, initialement adoptée il y a plusieurs années dans le cadre de la stratégie climatique européenne.

Le secteur automobile manifeste en effet des réserves de plus en plus marquées, réclamant des aménagements substantiels au dispositif actuel. Si la Commission européenne maintient officiellement son engagement, elle a néanmoins programmé un réexamen complet des implications de cette mesure pour la fin de l’année, avec une évaluation approfondie prévue en 2026 selon les termes de la législation en vigueur.

Les constructeurs automobiles nourrissent l’espoir que ce processus de révision permettra d’introduire des assouplissements significatifs, voire d’abroger purement et simplement l’interdiction. Cette attente a été confortée par la prise de position récente du chancelier allemand, qui s’est engagé à œuvrer pour la suppression de cette échéance réglementaire.

Dans une correspondance officielle, les capitales française et espagnole ont souligné que la révision en cours ne saurait compromettre l’objectif fondamental de neutralité carbone pour les nouveaux véhicules à partir de 2035. Les deux gouvernements estiment que cette date constitue un jalon indispensable pour orienter les investissements et les stratégies industrielles, tout en se déclarant ouverts à certains ajustements, à condition qu’ils bénéficient prioritairement à la compétitivité de l’industrie automobile européenne.

Cette question figurait à l’ordre du jour des discussions entre les ministres de l’Environnement des Vingt-Sept, dans un climat politique marqué par une réévaluation plus générale des normes environnementales établies durant le précédent mandat de la Commission européenne.

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