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Culture

Olivier Lejeune, l’indéfectible ambassadeur du théâtre de boulevard

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Avec une carrière riche et éclectique, l’acteur français continue de défendre avec ferveur un genre souvent décrié, tout en renouvelant son répertoire.

À 74 ans, Olivier Lejeune incarne avec conviction l’esprit du théâtre de boulevard, qu’il considère comme un art à part entière. Pour lui, ce genre, souvent associé à un divertissement léger, mérite autant de considération que les autres formes théâtrales, à condition d’être porté par des dialogues ciselés et des intrigues bien construites. L’acteur, également auteur d’une dizaine de pièces, déplore cependant certaines facilités qui ont pu desservir la discipline, comme des jeux excessifs ou des scénarios trop prévisibles.

Actuellement à l’affiche du Théâtre Dejazet à Paris avec *Tout bascule !*, une comédie qu’il a écrite en 2002 pour Marthe Mercadier, Lejeune démontre une nouvelle fois son talent pour captiver le public. La pièce, déjà jouée plus de 1 300 fois en France et à l’étranger, repose sur un savant dosage de rebondissements et de quiproquos, autour d’un publicitaire empêtré dans des complications matrimoniales. Une version actualisée introduit même une référence politique, ajoutant une touche contemporaine à ce classique du répertoire.

Formé au Centre dramatique de la Rue Blanche, Olivier Lejeune a débuté sa carrière dans les années 1970 en duo avec Patrick Green, marquant les esprits avec leur sketch *Pot pour rire, Monsieur le Président*, un succès discographique incontestable. Passé par la télévision, où il a animé plusieurs émissions, il est revenu avec passion au théâtre, tout en cultivant une admiration sans borne pour Sacha Guitry, dont il a adapté *Mémoires d’un tricheur* en 2018.

Malgré une filmographie modeste, l’acteur avoue nourrir le rêve de réaliser un long-métrage, porté par un scénario d’humour noir qu’il a lui-même écrit. Pour l’heure, il se consacre pleinement à la scène, où il continue de transmettre son amour du texte et du jeu, tout en défendant avec énergie le théâtre de boulevard, ce « divertissement préféré du Français moyen ».

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