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Culture

Milo Manara, l’éternel dessinateur

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À 80 ans, le maître italien de la bande dessinée poursuit son œuvre, entre héritage assumé et nouveaux défis, après s’être attaqué à l’adaptation d’un monument littéraire.

L’artiste italien Milo Manara consacre sa vie au dessin, une passion qui ne connaît pas de fin. Récemment, il a relevé le défi d’adapter en bande dessinée « Le Nom de la rose », le roman policier médiéval d’Umberto Eco. Le second volume de cette adaptation vient de paraître en France, où l’auteur jouit d’une audience particulièrement fidèle. Manara explique avoir dû condenser l’œuvre foisonnante pour en capturer l’essence, en restant au plus près du texte original, qu’il considère d’une brûlante actualité.

Cette publication s’inscrit dans une carrière qui s’étend sur plus de cinq décennies. L’artiste, qui travaille toujours à l’encre sur papier dans son atelier près de Vérone, affirme ne pouvoir concevoir l’existence sans la pratique du dessin. Après ce projet exigeant, il envisage une pause avant de se lancer dans une nouvelle histoire, probablement de ton plus léger, tout en achevant une contribution à la série « Sin City ».

Souvent qualifié de maître de la bande dessinée érotique, une réputation forgée dans les années 1980 avec des œuvres comme « Le Déclic », Milo Manara assume pleinement cette étiquette. Il nuance toutefois en rappelant la diversité de son travail, ayant collaboré avec des figures telles que Hugo Pratt ou Federico Fellini. L’artiste observe que le climat social actuel ne permettrait plus, selon lui, la publication d’albums aussi audacieux qu’à cette époque de grande liberté créative.

Parallèlement, un recueil intitulé « Utopies », destiné à illustrer l’étendue de son art, doit paraître au printemps. Évoquant par ailleurs la récente disparition de Brigitte Bardot, Milo Manara a confié son émotion. Pour sa génération, l’actrice incarnait un symbole intemporel de liberté, une icône qu’il avait lui-même célébrée dans une série d’aquarelles en 2016, et dont Brigitte Bardot avait salué le travail.

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