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Méditerranée : un bilan humain alarmant pour les premiers mois de 2026

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_**Les chiffres de l’Organisation internationale pour les Migrations révèlent une intensification dramatique des pertes en mer depuis janvier, établissant un record depuis une décennie.**_

Le nombre de personnes décédées ou portées disparues lors de la traversée de la Méditerranée depuis le début de l’année atteint un niveau sans précédent. Selon les données compilées par l’Organisation internationale pour les Migrations, au moins six cent six victimes ont été enregistrées depuis le 1er janvier, un chiffre qui constitue le bilan le plus lourd jamais observé pour une période comparable depuis le lancement de ce recensement en 2014.

Ce constat intervient dans un contexte marqué par de nouveaux drames en mer Égée. Un naufrage survenu au large des côtes méridionales de la Crète, samedi dernier, illustre la dangerosité persistante de ces routes migratoires. Les autorités helléniques ont confirmé la disparition d’une trentaine de personnes à la suite du chavirage de leur embarcation. Les opérations de recherche, menées par plusieurs navires, n’ont permis de retrouver que quatre corps à ce stade. Vingt autres individus, principalement des ressortissants soudanais et égyptiens dont quatre mineurs, ont pu être secourus par un cargo dépêché sur zone.

L’embarcation, partie de la ville libyenne de Tobrouk le 19 février, a sombré à une vingtaine de milles nautiques au sud de la localité crétoise de Kali Limenes. Cette tragédie souligne l’évolution des itinéraires empruntés, de plus en plus de personnes tentant désormais d’atteindre directement la Crète depuis les côtes libyennes pour entrer dans l’espace européen, une voie maritime particulièrement longue et périlleuse.

Face à cette aggravation de la situation, l’OIM réitère ses appels à un renforcement significatif des capacités de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale. L’organisation plaide également pour une coopération régionale plus étroite et le développement de voies d’accès légales et sécurisées. Elle rappelle que les réseaux criminels de passeurs continuent de tirer profit de la détresse des candidats à l’exil, exposant ces derniers à des risques extrêmes.

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