Économie
Marc Ferracci ouvre la porte à la taxe Zucman sous conditions
L’ancien ministre de l’Industrie se dit sans tabou sur le sujet, tout en mettant en garde contre d’éventuels effets négatifs sur l’investissement et la compétitivité des entreprises.
L’ancien ministre de l’Industrie Marc Ferracci s’est exprimé sur la proposition de taxe sur les très hauts patrimoines portée par l’économiste Gabriel Zucman. Il a indiqué ne pas rejeter le principe d’une telle imposition, tout en soulignant l’importance de préserver la dynamique entrepreneuriale. Selon lui, toute mesure fiscale doit éviter de freiner l’innovation ou de contraindre les chefs d’entreprise à céder des parts de leur société pour faire face à des obligations fiscales.
Le dispositif en discussion prévoit un prélèvement de 2 % sur les patrimoines excédant 100 millions d’euros, une mesure qui toucherait environ 1 800 contribuables. Les estimations de rendement varient considérablement selon les experts, oscillant entre 5 et 20 milliards d’euros annuels. Ferracci a pointé du doigt le risque d’inclure dans l’assiette fiscale les actifs professionnels, ce qui pourrait affecter des entreprises en croissance, notamment dans le secteur technologique.
Il a cité l’exemple de Mistral AI, fleuron français de l’intelligence artificielle, dont les propriétaires seraient redevables de cette taxe malgré l’absence possible de dividendes distribués. Une telle situation pourrait, selon lui, inciter à la cession de titres à des investisseurs étrangers, au détriment de la souveraineté économique nationale. Ferracci a également évoqué le risque d’expatriation fiscale si la mesure était appliquée de manière isolée en France.
Sur le plan politique, le sujet cristallise les tensions. Alors que la gauche en fait une condition sine qua non de tout accord gouvernemental, l’opposition de droite y est ferme. Ferracci appelle à un dialogue constructif pour parvenir à un compromis, soulignant que le Parti socialiste reste le principal interlocuteur ouvert à la discussion. Sans consensus, prévient-il, toute négociation budgétaire ou politique s’annoncerait compromise.
-
Balaruc-les-BainsEn Ligne 1 semaineBalaruc-les-Bains : un corbeau s’invite dans la campagne et dénonce la corruption
-
SèteEn Ligne 5 joursSète : la voyoucratie montpelliéraine aux méthodes douteuses derrière Pascal Pintre
-
SèteEn Ligne 6 joursBalaruc-les-Bains : Les Nieux comment un terrain à 25.000€ pourrait en valoir 3M€
-
GigeanEn Ligne 6 joursGigean : Stocklein déplace le city stade… et se prend les pieds dans le programme de Gonzalez
-
SèteEn Ligne 4 joursSète : Sébastien Denaja dévoile un projet municipal pour « gouverner autrement »
-
Balaruc-les-BainsEn Ligne 3 joursBalaruc-les-Bains : La majorité socialiste diffuse des fake news dans les boîtes aux lettres des Balarucois
-
SèteEn Ligne 2 joursSète : Un fiché S dans l’équipe de campagne de Pascal Pintre
-
SociétéEn Ligne 1 semaineL’ombre des réseaux criminels plane sur la campagne municipale en Corse