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Lyon se prépare à un second tour décisif après l’annonce d’un rapprochement à gauche

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_**Le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, obtient le soutien des listes de La France insoumise pour affronter Jean-Michel Aulas, qui qualifie cet accord de « honteux ».**_

La configuration de l’élection municipale lyonnaise a évolué ce lundi, à la suite de l’annonce du ralliement des listes de La France insoumise à la candidature de Grégory Doucet. Cet apport pourrait s’avérer déterminant pour le maire écologiste, arrivé en tête du premier tour avec 37,36 % des voix, face à Jean-Michel Aulas, qui a recueilli 36,78 % des suffrages. La candidate LFI, Anaïs Belouassa-Cherifi, avait quant à elle obtenu 10,41 %.

L’entourage de Grégory Doucet a précisé qu’il s’agissait d’un « accord technique », ne modifiant ni le programme de la liste ni la composition de l’exécutif en cas de victoire. Le maire sortant avait en effet indiqué, avant le premier tour, être ouvert à une fusion si La France insoumise dépassait la barre des 10 %. Les discussions entre les deux camps se sont toutefois révélées complexes, la candidate insoumise ayant initialement insisté pour que le nombre de places sur la liste respecte une logique proportionnelle au score obtenu.

Du côté de Jean-Michel Aulas, cette alliance a immédiatement été vivement critiquée. Le candidat soutenu par la majorité présidentielle et la droite a répété à plusieurs reprises son désaccord, parlant d’un accord « honteux ». Il semble vouloir en faire un argument central pour la suite de la campagne. Cette position pourrait également le conduire à renoncer à participer au débat télévisé prévu mercredi, invitant son adversaire à « renoncer à cette trahison » pour qu’un face-à-face ait lieu.

L’ancien président de l’Olympique lyonnais, novice en politique, a par ailleurs exprimé sa confiance pour le second tour. Il estime détenir des réserves de voix importantes, notamment parmi les abstentionnistes, certains électeurs de gauche réticents à l’alliance avec LFI, et les soutiens du candidat centriste Georges Képénékian, arrivé en quatrième position. Concernant les électeurs de l’extrême droite, dont le candidat ne se maintient pas, il a indiqué qu’il ne donnerait « aucune consigne » en leur direction, tout en respectant le choix de chaque votant.

La candidate socialiste Sandrine Runnel, alliée de Grégory Doucet, avait auparavant considéré que la question d’une fusion avec LFI n’était « pas un sujet ». À l’inverse, Lisa Gauthier, de Place publique, avait annoncé qu’elle suivrait les consignes nationales de son mouvement, hostiles à une alliance avec les Insoumis. Le paysage de la gauche lyonnaise apparaît ainsi recomposé à l’approche du scrutin décisif.

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