Société
Lyon se prépare à un duel serré pour la mairie
_**À l’issue d’un premier tour très resserré, le maire sortant écologiste Grégory Doucet et l’ancien président de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas s’affronteront au second tour, après le ralliement de La France insoumise à la gauche unie.**_
Les résultats du premier tour des municipales à Lyon dessinent une configuration électorale extrêmement tendue. La liste conduite par le maire sortant Grégory Doucet, qui rassemble les écologistes, le Parti socialiste, le Parti communiste et Place publique, est arrivée en tête avec 37,36 % des suffrages. Elle devance de justesse celle portée par Jean-Michel Aulas, soutenue par Les Républicains, Renaissance, Horizons, le MoDem et l’UDI, qui a obtenu 36,78 %. La candidate de La France insoumise, Anaïs Belouassa-Cherifi, arrive loin derrière avec 10,41 % des voix.
Dans la perspective du second tour prévu dimanche 22 mars, les équipes d’Anaïs Belouassa-Cherifi ont annoncé leur soutien à Grégory Doucet. Un communiqué des partisans du maire sortant a salué cette convergence, estimant que ce qui unit la gauche lyonnaise prévaut sur les divergences. Cette alliance modifie considérablement la donne face à Jean-Michel Aulas, dont la candidature avait rebattu les cartes de la campagne en devenant rapidement favorite dans les sondages.
Le scrutin s’est déroulé dans un contexte particulier, marqué par l’application de la réforme dite « PLM » qui a conduit les électeurs à voter le même jour pour le conseil municipal, les conseils d’arrondissement et la Métropole de Lyon. Plusieurs thèmes ont structuré les débats. La question de la sécurité a été régulièrement évoquée, notamment après des affrontements en février ayant entraîné la mort d’un militant identitaire. Les chiffres du ministère de l’Intérieur indiquent toutefois une baisse des actes de délinquance.
La politique des transports, et particulièrement le développement des pistes cyclables, a également été un sujet de vives discussions. Les travaux engagés durant le mandat de Grégory Doucet sont critiqués par ses opposants pour leurs effets sur la circulation automobile. La tension sur le marché du logement, Lyon connaissant la plus forte pression locative du pays, a complété les principaux enjeux de la campagne.
L’élection de 2020, qui avait vu Grégory Doucet l’emporter avec 52,40 % des voix à l’issue d’une triangulaire, semble désormais appartenir à un autre cycle politique. Le duel qui se profile oppose deux visions distinctes de la ville et deux personnalités aux parcours très différents, promettant un second tour dont l’issue reste incertaine.
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