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Économie

LVMH dans le viseur des autorités italiennes pour ses pratiques commerciales envers les jeunes

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_**L’Autorité italienne de la concurrence suspecte le groupe français et ses filiales Sephora et Benefit d’avoir ciblé un public adolescent avec des produits cosmétiques inadaptés, en s’appuyant sur des stratégies de marketing jugées trompeuses.**_

L’Autorité garante de la concurrence et du marché (AGCM) a formellement engagé une procédure à l’encontre du géant du luxe LVMH et de ses enseignes Sephora et Benefit Cosmetics. L’instance régulatrice reproche à ces sociétés d’avoir encouragé, par leurs actions promotionnelles, l’utilisation de cosmétiques conçus pour les adultes auprès d’un public adolescent. Les investigations portent notamment sur des gammes de soins, incluant des crèmes aux propriétés anti-âge, dont la communication en magasin et en ligne aurait omis des informations essentielles.

Selon les premières constatations, les avertissements concernant l’usage de ces produits par des mineurs, ou l’absence de tests spécifiques pour cette tranche d’âge, n’auraient pas été correctement portés à la connaissance des consommateurs. L’enquête examine également le recours à de très jeunes influenceuses sur les réseaux sociaux, une pratique suspectée d’inciter un public jugé vulnérable à des achats impulsifs. Ces campagnes auraient ainsi favorisé l’acquisition de sérums, de masques ou de soins anti-âge par des préadolescents, avec des conséquences potentielles sur leur santé.

Ce développement intervient dans un contexte où l’industrie de la beauté étend son offre vers un public de plus en plus jeune, commercialisant des produits aux packaging attractif. Les experts rappellent pourtant que la peau des enfants et des adolescents ne nécessite généralement pas ce type de formulations sophistiquées, en dehors des indispensables protections solaires et des produits d’hygiène basique. L’application de cosmétiques pour adultes, riches en composants actifs, pourrait exposer les plus jeunes à des risques d’intolérance cutanée ou de perturbations endocriniennes.

Parallèlement, des voix scientifiques s’élèvent pour questionner l’impact sociétal de cette normalisation précoce de routines de beauté élaborées et onéreuses. Des recherches ont mis en lumière la prédominance, dans les contenus destinés aux jeunes, de promotions pour des produits souvent inadaptés à leur âge. Dans le cadre de cette procédure, des perquisitions ont été menées dans des locaux des sociétés mises en cause en Italie. L’issue de l’enquête pourrait conduire à des sanctions financières significatives si les manquements étaient avérés.

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