Monde
L’urgence d’une trêve libanaise après les raids israéliens sur Beyrouth
Les frappes aériennes les plus importantes menées par Israël sur le territoire libanais depuis le début du conflit relancent les pressions diplomatiques. La communauté internationale exhorte à étendre l’accalmie récemment conclue entre Washington et Téhéran.
La relative accalmie observée dans le Golfe depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu bilatéral entre les États-Unis et l’Iran contraste fortement avec la situation au Liban. Beyrouth a subi, mercredi, une série de frappes aériennes israéliennes d’une intensité inédite, ciblant simultanément plusieurs régions. Les opérations de secours se poursuivaient jeudi dans les décombres de quartiers résidentiels du cœur de la capitale, où le bilan provisoire fait état de plus de deux cents victimes et d’un millier de blessés.
Ces développements ont suscité une vague de réactions internationales, plusieurs capitales appelant à inclure sans délai le Liban dans le cadre de la trêve. Le secrétaire général des Nations unies a mis en garde contre les risques que ces actions font peser sur le processus de paix. De son côté, la cheffe de la diplomatie européenne a insisté sur la nécessité que l’accord de deux semaines entre Washington et Téhéran s’applique également au territoire libanais. Paris a pour sa part estimé que ce pays ne devait pas devenir une variable d’ajustement des tensions régionales.
L’armée israélienne a présenté ces opérations comme sa plus vaste offensive coordonnée contre le Hezbollah depuis le début des hostilités, affirmant avoir éliminé des figures importantes du mouvement. En réponse, le Hezbollah a annoncé avoir mené des tirs de roquettes sur le nord d’Israël, rompant ainsi le silence observé depuis le début de la trêve américano-iranienne. Les frappes israéliennes se sont poursuivies jeudi dans le sud du Liban, faisant de nouvelles victimes.
Cette escalade survient à la veille de pourparlers prévus au Pakistan, où les délégations américaine et iranienne doivent se rencontrer. La question de l’inclusion du Liban dans le cessez-le-feu s’annonce comme un point de friction majeur. Téhéran considère un arrêt des hostilités sur le sol libanais comme une condition essentielle, tandis que Washington et Israël affirment que l’accord initial ne couvrait pas ce front.
Parallèlement, des incertitudes persistent concernant la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, point de passage crucial pour les hydrocarbures. Les autorités iraniennes ont indiqué que les navires devaient désormais emprunter des couloirs spécifiques près des côtes, une mesure justifiée par la présence présumée de mines. Cette annonce a provoqué des réactions, plusieurs pays jugeant inacceptable toute entrave à la circulation dans ces eaux internationales. Quelques bâtiments ont néanmoins pu traverser le détroit mercredi.
Sur les marchés financiers, l’optimisme né de l’annonce de la trêve s’est rapidement dissipé. Les cours du pétrole, après une chute significative, ont repris de la hauteur jeudi, reflétant les craintes des opérateurs face à la fragilité de la situation sécuritaire et aux tensions géopolitiques qui perdurent.
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