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Culture

Louis Vuitton clôture la Fashion Week par une ode pastorale et poétique

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La maison de luxe a présenté sa collection automne-hiver dans la cour du Louvre, mêlant références au folklore universel et hommage aux origines jurassiennes de son fondateur, tandis que d’autres créateurs ont exploré la lumière dans l’obscurité et les capes vénitiennes.

Le défilé de clôture de la Semaine de la mode féminine de Paris a transporté l’assistance dans un paysage montagnard évocateur. Sous la direction artistique de Nicolas Ghesquière, Louis Vuitton a déployé une vision où les grandes capes, les sacs suspendus à des bâtons et les chapeaux aux formes rustiques dialoguaient avec un décor inspiré du Jura. Cette région est celle d’où le fondateur de la maison, Louis Vuitton, entama son périple vers la capitale au XIXe siècle. L’intention, selon le créateur, était moins d’imiter la nature que de la transcender, en célébrant son rôle de source d’inspiration première.

La collection, intitulée « Super Nature », s’est construite autour d’une réflexion sur un patrimoine vestimentaire universel. Nicolas Ghesquière y a exploré des thèmes d’anthropologie et de nomadisme, à travers des pièces en patchwork, des accessoires en rotin évoquant des paniers traditionnels ou encore des fausses fourrures réalisées en chanvre. Des œuvres de l’artiste contemporain ukrainien Nazar Strelyaev-Nazarko ont été intégrées au tissu de certaines vestes et jupes, ajoutant une dimension graphique à l’ensemble. Le créateur a également rendu hommage à l’histoire de l’art en réinterprétant une parure conçue par Man Ray.

Ailleurs dans Paris, d’autres voix de la création apportaient leur propre éclairage. La styliste ukrainienne Lilia Litkovska a présenté sa collection sous la Canopée des Halles, évoquant une expérience personnelle vécue dans les rues obscures de Kiev. Des vêtements aux finitions effilées et des lampes frontales portées par les mannequins traduisaient une quête de « lumière intérieure » et de solidarité silencieuse en temps de conflit. Pour la créatrice, concevoir des vêtements constitue un acte vital, une forme de respiration et de préservation de la liberté.

De son côté, la maison Pierre Cardin a mis en scène une vision futuriste de Venise dans son siège parisien. La cape, déclinée en tweed, en néoprène ou en tissu recyclé matelassé, y a été érigée en pièce maîtresse de la garde-robe hivernale. Cette proposition, inspirée des costumes du carnaval vénitien, a été imaginée par Rodrigo Basilicati-Cardin, qui a projeté un univers où gondoles solaires et gondoliers en tenue spatiale coexistent, poursuivant ainsi la tradition d’avant-garde de la griffe.

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