Nous rejoindre sur les réseaux

Société

Louis Aliot, maire de Perpignan, accusé de fragiliser la lutte contre les discriminations

Article

le

À quelques mois des élections municipales, le président de SOS Racisme a lancé une campagne dénonçant une politique municipale qu’il juge défavorable à l’égalité. L’entourage du maire RN rejette fermement ces accusations.

Le maire de Perpignan, Louis Aliot, fait l’objet de vives critiques de la part de l’association SOS Racisme. Son président, Dominique Sopo, venu soutenir une liste concurrente, estime que l’équipe municipale a progressivement réduit les moyens alloués à plusieurs associations engagées contre les inégalités. Selon lui, la diminution des subventions et la récupération de locaux auraient affaibli des structures œuvrant dans les quartiers populaires, creusant ainsi les écarts entre les habitants.

Ces reproches s’accompagnent d’une autre accusation. Le responsable associatif affirme que la municipalité favoriserait en parallèle des organisations dont l’état d’esprit serait propice aux discriminations, citant notamment le Cercle algérianiste. Cette association, dédiée à la mémoire des Français d’Algérie, est régulièrement critiquée pour sa vision de la période coloniale.

La réplique des soutiens du maire sortant n’a pas tardé. Ils ont lancé une contre-campagne baptisée « Pour nous c’est Louis », reprenant et modifiant l’iconographie de SOS Racisme. Le slogan historique « Touche pas à mon pote » a été détourné en « Touche pas à mon maire » sur des tracts diffusés dans la ville. Le Rassemblement national dans les Pyrénées-Orientales a, par ailleurs, publié un communiqué pour défendre l’action de l’édile. Le parti assure qu’aucun habitant n’a subi de discrimination depuis son élection en 2020 et qu’il gère la commune dans le respect de tous, sans distinction d’origine ou de religion.

Cette polémique intervient dans un contexte électoral tendu, à l’approche du scrutin municipal de 2026. Louis Aliot, bien que confronté à une possible inéligibilité liée à l’affaire des assistants parlementaires dont le procès en appel s’ouvre prochainement, reste considéré comme le favori pour sa réélection.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus