Monde
L’Otan écartée, Berlin et Londres privilégient une approche diplomatique pour le détroit d’Ormuz
Face à la pression américaine pour une intervention militaire, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont clairement rejeté l’idée d’une mission de l’Alliance atlantique. Les deux capitales plaident pour une solution collective et diplomatique afin de sécuriser cette voie maritime stratégique.
Les gouvernements britannique et allemand ont indiqué, ce lundi, qu’ils excluaient tout recours à l’Otan pour rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Cette position répond aux récentes sollicitations de Washington, qui avait appelé ses alliés à une mobilisation pour débloquer ce passage crucial pour les flux énergétiques mondiaux. Le Premier ministre Keir Starmer a précisé que Londres travaillait avec ses partenaires à l’élaboration d’un plan viable, mais que celui-ci ne prendrait pas la forme d’une opération sous commandement de l’Alliance. Il a insisté sur la nécessité d’une coalition élargie, incluant des pays européens, du Golfe et les États-Unis.
De son côté, Berlin a rappelé le caractère défensif et territorial du mandat de l’Otan, soulignant que le conflit en cours au Moyen-Orient ne relevait pas de ses compétences. Le porte-parole du gouvernement allemand a indiqué qu’il manquait la base légale pour un tel engagement. Le ministre de la Défense a réaffirmé l’opposition de son pays à toute escalade militaire, excluant une participation des forces armées allemandes. L’Allemagne se dit en revanche prête à œuvrer par la voie diplomatique pour garantir la sécurité du trafic maritime.
Cette réticence à une action otanienne trouve un écho au sein de l’Union européenne. Les ministres des Affaires étrangères ont évoqué la possibilité d’étendre le mandat de la mission navale européenne Aspides, actuellement déployée en mer Rouge, au détroit d’Ormuz. Plusieurs capitales, dont Madrid et La Haye, ont toutefois exprimé leur prudence, mettant en garde contre tout geste susceptible d’aggraver les tensions régionales. Aucune décision immédiate n’est attendue sur ce point.
Certains alliés traditionnels des États-Unis en Asie-Pacifique, comme le Japon et l’Australie, ont également fait savoir qu’ils n’enverraient pas de moyens militaires dans la zone. En Europe, des pays comme la Pologne, bien qu’historiquement favorables à un alignement atlantiste, ont écarté l’envoi de troupes. Le Royaume-Uni, tout en maintenant un soutien logistique à Washington depuis ses bases et en déployant un destroyer en Méditerranée, a affirmé qu’il ne se laisserait pas entraîner dans une extension du conflit. Les autorités britanniques explorent actuellement diverses options, incluant l’utilisation de systèmes de détection de mines, pour contribuer à la sécurité maritime sans intervention directe.
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