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L’OMI exige une voie de dégagement pour les navires pris au piège dans le Golfe

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Face au blocus iranien du détroit d’Ormuz, l’agence maritime des Nations unies a adopté une position ferme, appelant à la mise en place urgente d’un dispositif sécurisé pour évacuer les équipages et les bâtiments immobilisés.

L’Organisation maritime internationale a pris acte, à l’issue d’une réunion de crise à Londres, de la situation critique générée par la fermeture du détroit. L’agence onusienne estime que plusieurs milliers de navires et des dizaines de milliers de marins se trouvent actuellement dans l’impasse, en raison des mesures de rétorsion décrétées par Téhéran. Le conseil exécutif de l’OMI, composé de quarante États membres, a convenu par consensus de plusieurs mesures non contraignantes pour améliorer la sécurité de la navigation et le sort des équipages.

La résolution adoptée encourage expressément l’établissement, à titre de mesure provisoire et urgente, d’un cadre pouvant prendre la forme d’un corridor maritime sûr. Cet instrument aurait pour objectif de faciliter l’évacuation en toute sécurité des navires et des personnes se trouvant dans la zone. Cette proposition fait écho aux appels répétés de plusieurs capitales, dont Washington, en faveur d’une présence militaire internationale pour escorter le trafic commercial. Quelques heures avant l’adoption du texte, plusieurs puissances européennes ainsi que le Japon s’étaient déclarées prêtes à contribuer à des efforts collectifs pour garantir la libre circulation dans ce passage stratégique.

La paralysie de cet axe majeur du commerce énergétique mondial, par lequel transite habituellement une part significative des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié, a provoqué une tension sur les marchés des hydrocarbures, avec des répercussions économiques sensibles. L’Iran, qui autorise de manière sélective le passage de navires en fonction de l’origine des pavillons, a vivement contesté les termes de la déclaration de l’OMI. La délégation iranienne a qualifié le texte de partial et juridiquement déficient, estimant qu’il condamnait à tort la partie qu’elle présente comme victime d’une agression préalable.

Les États membres ont par ailleurs unanimement condamné les actions menées contre les eaux territoriales de plusieurs pays riverains du Golfe. Ils ont exhorté toutes les parties à cesser les attaques visant les marins, à garantir leur sécurité et leur bien-être, à assurer le ravitaillement des navires immobilisés et à permettre le renouvellement des équipages.

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