Politique
L’ombre de Gérard Collomb plane sur la bataille pour Lyon
_**Deux ans après sa disparition, l’héritage politique de l’ancien édile est l’objet de toutes les convoitises dans la perspective des prochaines municipales. Les principaux candidats, de Grégary Doucet à Jean-Michel Aulas, cherchent à s’inscrire dans sa continuité.**_
La figure de l’ancien maire et ministre de l’Intérieur, décédé en novembre 2023, demeure une référence incontournable dans le débat politique lyonnais. Pendant près de deux décennies, cet élu socialiste puis marcheur a profondément marqué la ville par sa vision d’un développement urbain alliant stabilité, attractivité économique et grands projets d’aménagement. Ce « modèle lyonnais », souvent cité, lui vaut une postérité qui transcende aujourd’hui les clivages partisans.
Le maire sortant écologiste, Grégary Doucet, qui lui avait succédé en 2020, multiplie les gestes d’hommage. Il a inauguré des infrastructures portant son nom et salue régulièrement la mémoire du « bâtisseur ». Cette stratégie vise, selon les observateurs, à ancrer son action dans une forme de légitimité historique et à dépasser l’image d’un militant éloigné des réalités gestionnaires. Sa majorité a d’ailleurs repris à son compte plusieurs chantiers structurants lancés sous les mandats précédents, tout en y imprimant sa marque, notamment sur les questions de mobilité douce et de végétalisation.
À l’opposé, Jean-Michel Aulas, l’ancien président de l’Olympique Lyonnais devenu candidat soutenu par la droite, revendique avec force sa proximité passée avec Gérard Collomb. Il met en avant leur collaboration, notamment autour de la construction du stade de l’OL, présentée comme un symbole du rayonnement de la ville. Sa campagne s’appuie explicitement sur cet héritage, promettant de relancer des projets emblématiques, à l’image d’une ligne de métro abandonnée par la majorité actuelle.
Cette instrumentalisation de la mémoire politique ne fait toutefois pas l’unanimité. Dans l’entourage de l’ancien maire socialiste, certains déplorent ouvertement ce qu’ils perçoivent comme une récupération opportuniste. Ils rappellent que l’alliance controversée de Gérard Collomb avec la droite avait précipité sa défaite en 2020, un épisode que les prétendants actuels préfèrent occulter. La campagne électorale se construit ainsi sur une réinterprétation sélective d’un héritage complexe, chaque camp cherchant à puiser dans le capital symbolique de l’ancien édile pour asseoir sa propre crédibilité.
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