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Économie

L’objectif climatique de 2°C s’éloigne selon TotalEnergies

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Le groupe pétrolier estime désormais irréaliste le scénario permettant de contenir le réchauffement sous la barre des 2°C d’ici la fin du siècle, pointant les fractures géopolitiques et l’insuffisance des efforts coordonnés.

Dans son dernier rapport sur les perspectives énergétiques mondiales, TotalEnergies considère que la trajectoire compatible avec l’accord de Paris apparaît désormais hors d’atteinte. La fragmentation géopolitique actuelle et le manque de coordination internationale rendent extrêmement faible la probabilité d’une action collective suffisante pour limiter la hausse des températures sous le seuil des 2°C. Le directeur général du groupe a souligné que les tensions internationales croissantes accentuent les divergences entre les stratégies de réduction des émissions selon les régions.

L’analyse prospective de l’entreprise examine trois scénarios distincts. Le premier, dit de tendance, prolonge les politiques énergétiques actuelles et conduirait à un réchauffement estimé entre 2,6 et 2,8°C d’ici 2100. Le deuxième, qualifié d’impulsion, intègre des mesures plus volontaristes. Le troisième, baptisé rupture, correspondrait aux engagements de Paris mais est jugé inatteignable dans le contexte mondial actuel. Les responsables de TotalEnergies décrivent le scénario de tendance comme réaliste, bien que teinté d’un optimisme modéré.

Cette projection table sur le maintien des politiques publiques existantes, particulièrement en Chine et en Europe, ainsi que sur la poursuite des avancées technologiques. Dans ce cadre, le pic de la demande pétrolière n’interviendrait pas avant les années 2040, soit un report de cinq ans par rapport aux prévisions antérieures du groupe. Le transport aérien figure parmi les secteurs dont la consommation d’hydrocarbures devrait continuer à progresser jusqu’en 2050. Au-delà de 2040, la généralisation des véhicules électriques entraînerait une diminution graduelle de la demande, qui s’établirait à 98 millions de barils journaliers en 2050 contre 103 millions actuellement.

Pour respecter les objectifs climatiques internationaux, la consommation pétrolière mondiale devrait être réduite de moitié d’ici le milieu du siècle, estime le rapport. Cet impératif contraste avec les perspectives actuelles du système énergétique mondial, où les transitions demeurent insuffisantes pour infléchir durablement la courbe des émissions.

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