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Économie

Lobby du captage carbone en ordre de marche à la COP30

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Une analyse exclusive révèle l’influence croissante des partisans des technologies de captage du CO2 lors du sommet climatique de Belém, où leurs effectifs dépassent désormais ceux des précédentes conférences.

Plus de cinq cents participants accrédités à la conférence climatique des Nations Unies au Brésil entretiennent des liens directs ou indirects avec des entités promouvant les technologies de captage et de stockage du carbone. Ce contingent, soigneusement identifié par une organisation non gouvernementale spécialisée dans le droit environnemental, représente une augmentation notable par rapport aux éditions précédentes de Dubaï et Bakou, malgré une participation globale moins importante.

Le Centre pour le droit environnemental international a établi cette estimation après examen minutieux de la liste des quarante-deux mille délégués officiels. Sa méthodologie inclut tant les représentants d’associations ouvertement dédiées à ces techniques que ceux d’entreprises ayant concrètement investi dans des projets de captage. Parmi les organisations concernées figurent des groupes industriels majeurs, depuis le géant français des matériaux de construction jusqu’à des entreprises énergétiques mondiales, sans oublier des pétroliers historiquement engagés dans l’injection de dioxyde de carbone.

Ces technologies, bien que jugées nécessaires à dose modérée par les experts climatiques internationaux pour certains secteurs industriels difficiles à décarboner, suscitent des interrogations substantielles. Les détracteurs soulignent leur historique marqué par des promesses non tenues et des performances souvent inférieures aux engagements. La crainte sous-jacente réside dans la possibilité qu’elles servent de justification à un maintien des émissions actuelles, en s’appuyant sur des solutions futures encore incertaines.

La présence de ces acteurs s’observe également au sein des délégations officielles de plusieurs États, dont le Brésil pays hôte, la Russie, le Japon et diverses monarchies pétrolières. Cette configuration illustre les investissements significatifs consentis par l’industrie fossile pour pérenniser son modèle, en promouvant l’idée d’une utilisation prolongée des hydrocarbures grâce à leur potentielle épuration.

Alors que l’Agence internationale de l’énergie estime nécessaire une multiplication par cent mille des capacités de captage d’ici 2050, certains responsables politiques présents à Belém rappellent la nécessaire vigilance. Le recours à ces technologies ne saurait constituer un prétexte pour relâcher les efforts de réduction à la source des émissions, soulignent-ils, dans un contexte où le défi climatique exige une action résolue et immédiate.

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