Économie
L’Italie mise sur l’Afrique pour freiner l’immigration et sécuriser ses approvisionnements
Giorgia Meloni déploie son « plan Mattei », soutenu par l’UE, pour renforcer les partenariats économiques avec le continent africain, tout en tentant de réduire les flux migratoires vers l’Europe.
Le gouvernement italien, emmené par Giorgia Meloni, présente ce vendredi une ambitieuse initiative africaine baptisée « plan Mattei ». Ce dispositif, appuyé par la Commission européenne, vise à stimuler le développement économique de quatorze pays africains tout en consolidant les intérêts italiens sur le continent. Avec un budget annoncé de 5,5 milliards d’euros, ce projet entend créer des emplois locaux pour dissuader les départs vers l’Europe, tout en diversifiant les sources d’approvisionnement énergétique de l’Italie.
Inspiré par l’héritage d’Enrico Mattei, fondateur du géant pétrolier Eni, ce plan se veut une alternative aux anciennes logiques coloniales. Rome insiste sur une coopération « équilibrée », en opposition aux critiques adressées à la France, dont l’influence en Afrique de l’Ouest s’est érodée ces dernières années. Les secteurs prioritaires incluent l’énergie, les infrastructures et l’agriculture, avec des projets phares comme une ligne ferroviaire entre la Zambie et l’Angola ou des biocarburants au Kenya.
Cependant, les fonds réellement engagés restent bien en deçà des annonces : moins de deux milliards d’euros ont été concrètement alloués à ce jour. Des observateurs doutent de l’impact réel sur les migrations, jugeant l’enveloppe insuffisante pour transformer durablement les économies africaines. Certains partenaires, comme le président kényan William Ruto, saluent l’initiative mais rappellent que les défis structurels – endettement, accès aux marchés – persistent.
Du côté des ONG, des craintes émergent quant à la priorité donnée aux multinationales italiennes, notamment dans les énergies fossiles. Des voix s’élèvent pour demander plus de transparence sur la répartition des bénéfices et l’empreinte environnementale des projets. Malgré ces réserves, l’UE voit dans ce plan un complément à sa propre stratégie « Global Gateway », destinée à contrer l’influence chinoise en Afrique. Reste à savoir si les promesses se concrétiseront – et si elles suffiront à apaiser les tensions migratoires.
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