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L’Iran frappé en plein cœur, le Golfe sous le feu des représailles

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_**Le conflit régional s’intensifie avec la mort d’un haut responsable iranien et une série d’attaques contre des infrastructures énergétiques, alimentant les craintes d’une crise économique mondiale.**_

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé la perte de leur porte-parole, Ali-Mohammad Naïni, tué dans une attaque attribuée aux forces américaines et israéliennes. Cette disparition survient dans un contexte d’escalade militaire marquée par de multiples assauts contre des sites pétroliers et gaziers dans la région du Golfe. Au Koweït, un incendie a nécessité l’intervention des pompiers sur la raffinerie de Mina Al-Ahmadi, conduisant à la fermeture de plusieurs unités de production. Les autorités des Émirats arabes unis et d’Arabie saoudite ont également fait état d’attaques par drones et missiles interceptés au cours de la journée de vendredi.

Cette aggravation des hostilités, qui durent depuis près de trois semaines, intervient malgré les appels répétés de la communauté internationale à la retenue. Les dirigeants européens, réunis en sommet, ont plaidé pour un moratoire sur les destructions d’infrastructures énergétiques. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part affirmé que son pays était en train de l’emporter, assurant que les capacités balistiques et nucléaires iraniennes étaient désormais neutralisées. Des déclarations que le porte-parole des Gardiens de la Révolution avait lui-même contredites peu avant sa mort, affirmant la poursuite sans faille de la production de missiles.

Les représailles de Téhéran se concentrent sur les intérêts américains et les installations pétro-gazières des monarchies du Golfe, une stratégie visant à alourdir le coût économique du conflit pour la coalition adverse. Le Qatar a ainsi indiqué que ses exportations de gaz naturel liquéfié étaient réduites de près d’un cinquième suite aux récentes frappes. Cette dégradation des capacités de production pèse directement sur les marchés mondiaux de l’énergie et fait craindre un choc économique durable, susceptible de dépasser le cadre régional.

La tension se cristallise également autour du détroit d’Ormuz, passage maritime crucial dont la sécurité est compromise. Plusieurs capitales européennes et le Japon se sont déclarés prêts à participer à une mission de sécurisation, mais conditionnent leur engagement à un cessez-le-feu préalable. En parallèle, les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie ont commencé à puiser dans leurs réserves stratégiques de pétrole pour tenter de stabiliser les cours. L’administration américaine, par la voix de l’ancien président Donald Trump, a lancé un avertissement ferme à l’Iran, menaçant de cibler massivement ses ressources gazières en cas de poursuite des attaques.

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