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L’Iran et les États-Unis sondent la voie d’un accord malgré les tensions

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Dans un contexte de fortes tensions régionales, le président américain Donald Trump a exprimé son espoir de parvenir à un accord avec Téhéran, peu après une mise en garde publique du guide suprême iranien.

Le président américain a fait part de son souhait de trouver une issue négociée avec la République islamique. Cette déclaration intervient à la suite d’un discours du guide suprême iranien, Ali Khamenei, qui a évoqué la possibilité d’un conflit élargi en cas d’action militaire américaine. Les deux capitales semblent ainsi osciller entre des avertissements mutuels et des ouvertures diplomatiques.

Ali Khamenei s’est exprimé pour la première fois depuis quinze jours, mettant en garde contre les conséquences d’une éventuelle offensive. Il a par ailleurs dénoncé avec vigueur les récentes manifestations survenues dans le pays, les qualifiant de tentative de déstabilisation avortée. Les autorités iraniennes affirment avoir maîtrisé ce mouvement de protestation, né initialement de préoccupations économiques avant de se transformer en défi politique.

La répression qui a suivi ces événements a donné lieu à de nombreuses arrestations. Parmi les personnes interpellées, un jeune homme considéré par certains observateurs comme une figure symbolique de la contestation a été libéré sous caution. Les organisations de défense des droits humains font état d’un bilan humain très lourd, chiffres que les autorités contestent en imputant les violences à des éléments qu’elles qualifient de terroristes.

Sur le plan diplomatique, le ministre iranien des Affaires étrangères a indiqué que des canaux de communication existaient via des intermédiaires régionaux. Il a conditionné toute discussion sérieuse à la recherche d’un arrangement équitable concernant le programme nucléaire iranien, que Téhéran affirme être strictement civil. Cette volonté affichée de dialogue contraste avec le renforcement militaire observable dans le golfe Persique, où une force navale américaine significative a été déployée.

Les relations entre l’Iran et l’Europe se sont également dégradées après la décision de l’Union européenne de classer les Gardiens de la Révolution, corps d’élite iranien, sur sa liste des organisations terroristes. En réaction, le parlement de Téhéran a adopté une motion symétrique à l’encontre des armées européennes, lors d’une séance marquée par des slogans hostiles à l’Occident. Ces développements illustrent l’embarras des capitales européennes, tiraillées entre la pression américaine et la préservation des canaux de dialogue avec l’Iran.

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