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Politique

L’exécutif résiste à une première motion de censure sur le budget

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_**Le gouvernement a évité de justesse la chute après le recours à l’article 49.3, grâce à l’abstention des socialistes et au soutien d’une partie de la droite.**_

L’Assemblée nationale a rejeté ce vendredi la motion de censure déposée par La France insoumise et ses alliés écologistes et communistes. Le texte n’a recueilli que 269 voix, soit dix-neuf de moins que la majorité absolue requise de 288 suffrages. Ce vote intervient après l’engagement par le Premier ministre de la responsabilité du gouvernement sur le volet recettes du projet de budget pour 2026, une procédure accélérée qui prive l’opposition d’un vote final sur cette partie du texte.

Le Rassemblement national a également présenté une motion, dont le rejet est attendu. Le débat a été marqué par des accusations de passage en force et de déni démocratique de la part des groupes d’opposition. La cheffe de file des députés RN a fustigé un gouvernement qui, selon elle, aurait fait perdre un temps précieux au pays. Le représentant de LFI a pour sa part dénoncé un budget d’austérité et la complicité des socialistes, qui ont finalement choisi de ne pas soutenir la censure.

Le résultat, bien que serré, était anticipé. L’exécutif avait en effet obtenu des garanties de la part du Parti socialiste, qui s’est abstenu, et du parti Les Républicains, dont une partie a voté contre la motion. Un ministre reconnaissait en amont la fragilité de cette coalition circonstancielle, évoquant une majorité qui se jouait à une vingtaine de voix et des groupes parlementaires non unanimes.

Cette première étape franchie, le gouvernement devrait de nouveau recourir à l’article 49.3 la semaine prochaine, cette fois sur la section des dépenses du budget, puis sur l’ensemble du texte. Chacune de ces décisions entraînera le dépôt de nouvelles motions de censure, dont le rejet semble probable compte tenu des équilibres politiques actuels. La perspective d’une dissolution de l’Assemblée nationale, évoquée en cas de vote défavorable, reste pour l’instant hypothétique.

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