Économie
L’examen du budget rectificatif 2025 s’ouvre sous tension
Les parlementaires entament ce lundi l’examen du projet de loi de finances rectificative, un texte technique qui suscite des désaccords politiques, notamment sur la question des recettes fiscales.
L’Assemblée nationale aborde ce lundi soir l’étude du projet de loi de fin de gestion, document budgétaire qui actualise les comptes publics pour l’année 2025. Présenté comme technique par le gouvernement, ce texte n’en comporte pas moins des enjeux politiques significatifs, particulièrement concernant le débat sur la baisse des recettes de taxe sur la valeur ajoutée. La ministre des Comptes publics a souligné en commission la nécessité de cette actualisation budgétaire pour permettre le versement des prestations sociales en décembre, notamment l’allocation aux adultes handicapés et la prime d’activité.
Le projet prévoit diverses modifications financières, avec des crédits supplémentaires pour la sécurité ultramarine et la lutte contre les incendies estivaux, ainsi qu’une enveloppe consacrée à la transition écologique. En contrepartie, le gouvernement propose de réduire le financement du plan France 2030, invoquant un excédent de trésorerie, tandis que la baisse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne permet d’alléger la charge de la dette de près de trois milliards d’euros.
La question des recettes fiscales constitue le principal point de désaccord. La révision à la baisse des prévisions de TVA, évaluée à cinq milliards d’euros, préoccupe particulièrement l’opposition. Le président de la commission des Finances estime que le manque à gagner pourrait atteindre dix milliards, dénonçant un effet récessif des politiques économiques sur le pouvoir d’achat des ménages. Le gouvernement reconnaît suivre attentivement cette situation et a annoncé le lancement d’une mission d’enquête pour comprendre les écarts entre les prévisions et la réalité du recouvrement, alors même que l’assiette fiscale a progressé. Parmi les explications avancées figure l’évolution des modes de consommation, notamment le développement des achats par colis, qui complexifierait la perception de cet impôt.
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