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L’Europe en proie aux flammes sous une canicule historique

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Des sites classés au patrimoine mondial aux Balkans, les feux se multiplient sous l’effet d’une chaleur exceptionnelle.

Une série d’incendies ravage actuellement plusieurs régions d’Europe, alimentés par une vague de chaleur d’une intensité remarquable. En Espagne, le site de Las Médulas, anciennes mines romaines inscrites au patrimoine de l’Unesco, a été partiellement détruit par les flammes. Les autorités locales évoquent des dégâts considérables, avec des paysages qui mettront des années à se reconstituer. Les vents violents compliquent les opérations des secours, déjà confrontés à une multiplication des foyers, dont certains seraient d’origine criminelle.

Plus au sud, près de Tarifa, un incendie réactivé a contraint près de 2 000 personnes à évacuer, certaines trouvant refuge sur des plages ou dans des hôtels. Au Portugal, les pompiers luttent contre plusieurs feux majeurs, dont celui de Trancoso, mobilisant des centaines de secouristes. Si la situation semble s’améliorer, les bilans matériels et humains s’alourdissent progressivement.

La France n’est pas épargnée. Après le gigantesque incendie qui a consumé 16 000 hectares dans l’Aude, une vingtaine de départements restent en vigilance élevée. Les températures records, comme les 41,6°C enregistrés à Bordeaux, exacerbent les risques. L’Italie, elle aussi en alerte, déplore le décès d’un enfant roumain victime d’un coup de chaleur en Sardaigne.

Dans les Balkans, la situation est tout aussi critique. Le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine et l’Albanie font face à des températures avoisinant les 41°C, avec des feux incontrôlables malgré les renforts militaires et l’aide internationale. En Albanie, près de 34 000 hectares ont brûlé depuis juillet, selon les données européennes. La Croatie, touchée à son tour, voit des centaines d’hectares partir en fumée près de Split.

Les experts rappellent que ces phénomènes extrêmes, bien que particulièrement intenses cette année, s’inscrivent dans une tendance liée au réchauffement climatique. Sans une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, ces épisodes deviendront plus fréquents et plus destructeurs. Les autorités européennes appellent à une mobilisation accrue pour prévenir de nouvelles catastrophes.

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