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L’Europe au pied du mur climatique

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À la veille de la conférence internationale sur le climat, les Vingt-Sept tentent de dégager une position commune sur leurs engagements environnementaux pour 2035 et 2040.

Les capitales européennes s’activent pour éviter un revers diplomatique à l’approche de la prochaine conférence des Nations unies sur le climat. Les ministres de l’Environnement des États membres doivent impérativement s’entendre sur des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le commissaire européen au Climat a souligné la complexité des négociations en rappelant que l’unanimité demeurait indispensable pour toute décision engageant l’ensemble de l’Union.

L’enjeu principal réside dans l’adoption d’une baisse de 90 % des émissions d’ici 2040 par rapport aux niveaux de 1990, un cap qui nécessiterait des transformations structurelles profondes tant pour les industries que pour les citoyens. Certains pays, comme l’Allemagne, l’Espagne et les nations scandinaves, soutiennent cette ambition portée par la Commission européenne. En revanche, plusieurs États d’Europe centrale et orientale expriment de vives réserves, redoutant des conséquences économiques et sociales.

La France, dont la position est attendue avec attention, a multiplié les exigences, réclamant notamment des garanties sur l’énergie nucléaire et des mécanismes de flexibilité. Ces demandes ont suscité l’irritation des organisations environnementales, qui dénoncent un risque d’affaiblissement des ambitions climatiques européennes. Parmi les points de discussion figure la possibilité d’inclure des crédits carbone internationaux dans l’effort de réduction, une proposition jugée insuffisante par plusieurs gouvernements.

Un diplomate européen reconnaît que le compromis en cours de négociation pourrait manquer d’ambition, mais il insiste sur la nécessité de parvenir à un accord réalisable dans un contexte géopolitique complexe. Les discussions de dernière heure portent également sur l’objectif intermédiaire pour 2035, qui devrait se situer entre 66 % et 72 % de réduction des émissions. Faute d’accord, l’Union européenne risquerait de perdre son influence dans les négociations internationales sur le climat, alors qu’elle se présente comme un acteur majeur de la lutte contre le réchauffement planétaire.

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