Planète
L’Europe assouplit la protection des loups : vers une cohabitation plus conflictuelle ?
La décision du Parlement européen de réduire le statut de protection du loup divise écologistes et défenseurs du monde agricole.
Les députés européens ont adopté une mesure controversée visant à modifier le statut du loup, passant d’une protection « stricte » à une simple protection. Ce vote, obtenu avec 371 voix pour, contre 162 oppositions et 37 abstentions, reflète les tensions entre préservation de la biodiversité et pressions du secteur agricole. La droite, les libéraux et l’extrême droite ont majoritairement soutenu cette réforme, tandis que les écologistes et une partie de la gauche ont dénoncé une décision guidée par des considérations politiques plutôt que scientifiques.
Concrètement, cette évolution législative permettra aux États membres d’autoriser plus facilement l’abattage des loups dans les zones où leur présence est jugée menaçante pour les troupeaux. Les partisans de la mesure, comme l’eurodéputé italien Herbert Dorfmann, y voient un moyen d’apaiser les tensions avec les éleveurs, confrontés à des attaques croissantes sur leur bétail. En 2023, plus de 60 000 animaux d’élevage auraient été victimes de prédateurs, selon les chiffres avancés par les défenseurs du texte.
Pourtant, les opposants dénoncent une approche simpliste. Pour Sebastian Everding, élu de la gauche radicale, cette décision « ignore les solutions de coexistence déjà éprouvées ». Des organisations de protection animale, comme l’IFAW, soulignent l’absence de justification scientifique à ce déclassement, rappelant que la population lupine, bien qu’en hausse, reste fragile dans certaines régions.
La Commission européenne, à l’initiative de cette réforme, justifie sa position par la nécessité de répondre aux inquiétudes des zones rurales. Ursula von der Leyen, dont un poney a été tué par un loup en 2022, avait elle-même évoqué le « danger réel » que représentent ces prédateurs. Malgré les assurances des centristes et socialistes, qui insistent sur le maintien d’une protection encadrée, les craintes d’une chasse excessive persistent.
Ce vote marque un tournant dans la gestion des grands carnivores en Europe, où la cohabitation entre l’homme et l’animal sauvage reste un défi complexe. Si certains y voient une avancée pour les éleveurs, d’autres redoutent un précédent dangereux pour la biodiversité.
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