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L’État français accusé d’abandonner ses anciens otages après leur libération

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De retour en France après trois ans de captivité en Iran, Benjamin Brière a dû affronter un parcours administratif chaotique, dénonçant un accompagnement défaillant des autorités.

Libéré en mai 2023 après plus de mille jours de détention en Iran, Benjamin Brière pensait retrouver la sérénité en foulant le sol français. Le soulagement initial a toutefois rapidement cédé la place à une autre forme d’épreuve, celle des démarches administratives. L’homme, dont l’état de santé avait motivé sa libération pour raisons humanitaires, s’est heurté à des procédures kafkaïennes qui ont compliqué son retour à une vie normale.

À son arrivée, il a découvert qu’il avait été radié des fichiers de la Sécurité sociale et de France Travail. La réactivation de ses droits s’est transformée en un combat épuisant. Le contribuable s’est notamment vu interpellé par le fisc pour n’avoir pas déclaré ses revenus pendant sa détention. Une agente lui aurait rétorqué que son incarcération en territoire iranien ne constituait pas un motif valable, suggérant que sa famille aurait pu effectuer les démarches à sa place.

La situation s’est encore compliquée avec Pôle emploi. Pour percevoir les allocations chômage indispensables à sa subsistance et au financement de son suivi psychologique, l’ancien otage a dû engager de longues négociations. L’intervention d’un parlementaire a finalement permis le déblocage de plusieurs milliers d’euros d’indemnités.

Cette expérience l’a conduit à s’investir auprès de l’association SOS Otages. Avec elle, il milite pour la création d’un statut juridique adapté aux personnes libérées après une longue captivité. L’objectif est d’éviter qu’un retour en France ne se transforme en un nouvel enfer bureaucratique, et d’assurer un accompagnement structuré pour leur réinsertion sociale et professionnelle.

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