Économie
L’Espagne appelle Pékin à rééquilibrer ses échanges avec l’Union européenne
_**Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a exhorté les autorités chinoises à ouvrir davantage leur marché, mettant en garde contre les risques politiques et sociaux que fait peser le déficit commercial croissant de l’Europe.**_
Lors d’un discours prononcé à l’université Tsinghua, le Premier ministre a souligné la nécessité d’une action concertée. Il a indiqué que l’Union européenne attendait désormais de la Chine qu’elle contribue à réduire un déséquilibre commercial jugé insoutenable. Ce déficit, qui a encore progressé de 18% l’an dernier, représente une charge économique majeure, atteignant par exemple près des trois quarts du déficit total de l’Espagne.
Le dirigeant socialiste a lié cette situation économique à des préoccupations politiques plus larges. Il a estimé que ce déséquilibre persistait nourrissait des tensions sociales et favorisait des réflexes protectionnistes au sein des sociétés européennes. Pour éviter un repli du continent, M. Sánchez a plaidé pour une ouverture réciproque des marchés.
Cette prise de parole marquait le début d’une visite officielle de trois jours en Chine, la quatrième du chef du gouvernement espagnol en quatre ans. Elle s’inscrit dans une période de réévaluation des relations économiques entre Bruxelles et Pékin, plusieurs capitales européennes s’inquiétant des surplus de production chinois et des difficultés d’accès à certains secteurs du marché chinois.
Dans son allocution, M. Sánchez a également tenu à rappeler le poids économique et diplomatique de l’Union européenne, premier bloc commercial mondial et principale destination des investissements directs étrangers. Il a présenté l’Europe comme un acteur de stabilité dans l’ordre international, appelant à un multilatéralisme renforcé, un message supposé trouver un écho favorable auprès de son auditoire.
Les objectifs de cette visite sont notamment économiques. Madrid souhaite obtenir un accès amélioré au marché chinois pour ses produits agricoles et industriels, et explorer des coopérations dans les technologies. L’attraction d’investissements chinois vers l’Espagne, dont l’économie affiche une croissance solide au sein de la zone euro, figure également parmi les priorités.
Les observateurs notent que l’Espagne est perçue par Pékin comme un partenaire européen au positionnement distinct, parfois plus autonome vis-à-vis des lignes communes négociées à Bruxelles. Cette perception, ainsi que le rôle de plateforme de l’Espagne vers l’Amérique latine et l’Afrique, pourrait offrir à Madrid une marge de manœuvre dans son rôle de facilitateur entre l’Union européenne et la Chine.
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