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Économie

Les tensions pétrolières plombent l’ouverture à Wall Street

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_**Les marchés américains ont entamé la séance dans le rouge, pénalisés par la remontée des cours du brut et l’absence de percée diplomatique entre Washington et Téhéran.**_

Les principales places financières de New York ont affiché un recul à l’ouverture ce jeudi. La tendance baissière reste largement dictée par l’évolution des prix de l’énergie, qui ont repris leur ascension après une brève accalmie. Les perspectives d’une résolution rapide du conflit au Moyen-Orient semblent s’éloigner, ce qui alimente l’inquiétude des investisseurs.

Vers le milieu de séance, l’indice Dow Jones cédait près d’un demi-point de pourcentage. Le Nasdaq, à dominante technologique, accusait une baisse plus marquée, tandis que le S&P 500, indicateur plus large, enregistrait également un repli significatif. Les analystes soulignent que le pétrole constitue actuellement le principal facteur d’orientation des marchés.

Après être retombé sous la barre des 80 dollars, le baril de brut de référence américain a effectué un rebond vigoureux pour se rapprocher des 95 dollars. Cette volatilité reflète les incertitudes géopolitiques. Malgré plusieurs tentatives de médiation, les positions américaines et iraniennes restent fermes, chaque camp exigeant des concessions substantielles de l’autre.

Cette crispation se répercute sur le sentiment des marchés, où l’aversion au risque regagne du terrain. Un signe tangible de cette nervosité est la remontée du rendement des obligations d’État américaines à dix ans, qui se rapproche de ses plus hauts niveaux récents. Les observateurs avertissent qu’une persistance des cours élevés du pétrole pourrait, à terme, peser sur l’inflation et la croissance économique.

Par ailleurs, le secteur technologique subissait des pressions spécifiques. L’action Meta reculait fortement, le groupe étant confronté à des conséquences financières après une condamnation judiciaire liée à l’impact de ses plateformes sur des utilisateurs mineurs. Cette décision ouvre la voie à de nombreuses autres procédures similaires. Son concurrent Snap, également sous le feu des critiques des régulateurs, voyait sa valorisation diminuer.

Le géant Alphabet, maison mère de Google, résistait relativement mieux malgré une condamnation distincte, grâce à la diversification de ses activités. Enfin, les valeurs du segment de la mémoire informatique poursuivaient leur correction. Cette tendance fait suite à l’annonce par Google d’une innovation algorithmique réduisant les besoins en mémoire pour l’intelligence artificielle, ce qui pourrait modérer la demande et affecter les perspectives des fabricants de semi-conducteurs spécialisés.

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