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Les robines se mobilisent à Rennes contre la réforme pénale

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_**Près de trois cents avocats de l’Ouest ont manifesté leur opposition au projet porté par le garde des Sceaux, dénonçant une justice déshumanisée et une atteinte aux droits fondamentaux.**_

Devant le Parlement de Bretagne, une assemblée de professionnels du droit a exprimé son inquiétude ce vendredi. Venus des barreaux de Rennes, Brest, Angers ou encore Saint-Brieuc, ils étaient environ trois cents à défiler pour marquer leur désaccord avec le projet de réforme de la justice criminelle. Leurs banderoles portaient des slogans comme « La justice a besoin de moyens, pas de Darmanin » ou « En grève face au mépris ».

Le texte en question, actuellement en cours d’examen parlementaire, instaure une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité pour les affaires criminelles. Ce dispositif prévoit des audiences raccourcies, se déroulant sans audition de témoins ni d’experts. L’objectif affiché par le gouvernement est de réduire significativement les délais judiciaires, tant entre la fin de l’instruction et le procès que la durée de l’audience elle-même, qui pourrait être limitée à une demi-journée.

Pour les manifestants, cette logique d’accélération se fait au détriment de l’essence même du procès pénal. Me Olivier Pacheu, du barreau de Rennes, a déploré une disparition de la justice humaine, celle qui prend en compte la parole des victimes comme la situation des accusés. Il a craint une justice automatisée, où la décision serait rendue sans véritable débat contradictoire, réduisant le rôle du tribunal à une simple formalité.

Le bâtonnier du barreau de Rennes, Me Paul Delacourt, a pour sa part estimé que la victime était « sacrifiée » dans ce nouveau cadre procédural. Cette analyse a été partagée par la maire de la ville, Nathalie Appéré, présente pour soutenir le mouvement. L’élue socialiste a reconnu les problèmes d’engorgement et de lenteur de l’institution judiciaire, mais a jugé que la réponse ne pouvait résider dans une dégradation des droits des justiciables, qu’ils soient mis en cause ou victimes.

Le projet de loi, qui a franchi une première étape au Sénat mercredi dernier, doit être examiné en séance publique à partir de lundi. La mobilisation des barreaux de l’Ouest s’inscrit dans un mouvement de contestation plus large de la profession, préoccupée par les implications de cette réforme sur les équilibres fondamentaux de la procédure pénale.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. John Moore

    10 avril 2026 at 17 h 21 min

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