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Économie

Les constructeurs automobiles face à la justice française pour les airbags Takata

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_**L’enquête judiciaire s’étend désormais à Toyota, Volkswagen et BMW, suspectés de pratiques commerciales trompeuses et de mise en danger délibérée des automobilistes.**_

Le parquet de Paris a confirmé l’ouverture de trois nouvelles informations judiciaires concernant les équipements de sécurité défectueux du fabricant japonais Takata. Ces procédures visent spécifiquement les groupes Toyota, Volkswagen et BMW, rejoignant ainsi le constructeur Stellantis déjà sous investigation depuis le printemps dernier. Cette escalade judiciaire intervient après le dépôt d’une plainte par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui dénonce des manquements graves dans la gestion de ces composants automobiles.

Les investigations initiales, ouvertes en avril dernier, se sont rapidement étoffées en juillet avec l’ajout de trois chefs d’homicide involontaire. Ces qualifications font suite à plusieurs incidents survenus dans l’Hexagone, dont trois explosions d’airbags sur des Citroën C3 ayant provoqué des accidents mortels entre 2021 et 2023. La juridiction spécialisée de Paris coordonne désormais l’ensemble des procédures, qualifiée par les avocats des parties civiles de dossier exceptionnel par son ampleur.

La situation préoccupante des airbags Takata réside dans la dégradation progressive du nitrate d’ammonium, substance explosive contenue dans les modules. Ce composant chimique se détériore particulièrement dans les environnements chauds et humides, expliquant la surreprésentation des victimes dans les territoires ultramarins. Selon les chiffres officiels, dix-huit décès et vingt-cinq blessés sont imputables à ces défaillances techniques sur le territoire national, un bilan qui pourrait s’alourdir avec l’examen récent d’un nouveau cas en Nouvelle-Calédonie.

Face à l’étendue du phénomène, les actions en justice se multiplient. Un collectif d’avocats parisiens et toulousains a annoncé l’élargissement de son action collective aux trois nouveaux constructeurs concernés. Près de trois mille plaignants sont déjà rassemblés dans cette procédure, tandis qu’un site internet dédié permet désormais à d’autres propriétaires de véhicules impliqués de se manifester. Les conseils juridiques estiment que près de 2,5 millions d’automobilistes pourraient prétendre à une indemnisation à l’issue des procédures pénales en cours.

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