Économie
Les auto-écoles manifestent contre la pénurie de places d’examen au permis
Face à des délais d’attente pouvant atteindre huit mois, les professionnels de la conduite organisent un mouvement national pour réclamer des solutions structurelles.
Les écoles de conduite françaises ont entamé ce lundi une mobilisation d’ampleur pour dénoncer l’insuffisance chronique de créneaux d’examen du permis de conduire. Cette situation contraint des centaines de milliers de candidats à patienter pendant plusieurs mois avant de pouvoir se présenter à l’épreuve pratique. Un rassemblement motorisé est préçu place de la République à Paris, tandis que les organisations professionnelles sollicitent une audience à Matignon.
La colère gronde particulièrement dans les zones urbaines denses, où les délais s’étirent fréquemment au-delà de six mois. Un avocat lyonnais témoigne avoir dû patienter quatre mois avant d’obtenir une date, une attente problématique pour ses obligations professionnelles et familiales. Ces retards obligent de nombreux apprentis conducteurs à prendre des leçons supplémentaires pour maintenir leurs acquis, alourdissant une facture initiale déjà comprise entre 1 100 et 1 800 euros selon le type de formation.
Certains candidats, incapables de supporter ces frais supplémentaires, adoptent des comportements à risque. Des enseignants signalent des pratiques illégales comme la conduite non encadrée avec des proches ou le recours à de faux moniteurs. Une récente enquête d’opinion révèle que près des deux tiers des jeunes sans permis considèrent l’obtention d’un rendez-vous d’examen comme difficile.
Les professionnels pointent un double problème structurel. D’une part, le nombre d’inspecteurs – moins de 1 500 pour 1,4 million de candidats – reste insuffisant malgré des recrutements progressifs. D’autre part, le taux de réussite plafonne autour de 50%, ce qui contribue à saturer le système. La possibilité de passer l’examen dès 17 ans et le financement par le Compte Personnel de Formation ont encore accru la pression sur les centres d’examen.
Plusieurs pistes d’amélioration sont avancées par la profession. Certains préconisent d’augmenter le volume horaire obligatoire de formation, tandis que d’autres suggèrent un système de rattrapage pour les candidats proches de la réussite. La généralisation de l’apprentissage anticipé de la conduite dès 14 ans, au lieu de 16 ans actuellement, fait également partie des propositions, cette méthode affichant des taux de réussite supérieurs et nécessitant moins d’heures de formation. Les professionnels regrettent que leurs précédentes sollicitations auprès des pouvoirs publics n’aient pas encore abouti à des mesures concrètes.
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