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Leïla Chaouachi, une pharmacienne en première ligne contre les agressions facilitées
Portée par un héritage familial et une conviction inébranlable, la scientifique franco-tunisienne consacre son expertise à un phénomène méconnu mais répandu, la soumission chimique, qu’elle entend faire reconnaître comme un enjeu de santé publique majeur.
Leïla Chaouachi incarne une forme d’engagement à la fois rigoureux et profondément humain. Docteure en pharmacie et experte auprès des autorités sanitaires, elle a fait de la lutte contre la soumission chimique son combat principal. Cette pratique, qui consiste à administrer une substance à une personne à son insu, concerne dans une large majorité des cas des femmes et vise à faciliter des agressions sexuelles ou d’autres actes criminels. Loin de se limiter aux drogues dites du violeur, elle implique très souvent des médicaments détournés de leur usage, au sein même de la sphère privée.
Pour cette spécialiste, il ne s’agit pas seulement d’un sujet professionnel, mais d’une cause héritée. Elle puise sa force dans la mémoire d’une grand-mère engagée dans le planning familial en Tunisie et dans les conseils préventifs d’un père cinéaste. Sa prise de conscience définitive est survenue lors de ses études, à la faveur d’un cours universitaire qui a été un électrochoc. Par la suite, ses travaux en criminalistique l’ont confrontée à la réalité brutale des violences faites aux femmes et aux enfants.
Aujourd’hui, son action se déploie sur plusieurs fronts. Elle participe activement à une plateforme d’écoute spécialisée, où une équipe de pharmaciennes répond aux appels de victimes et de professionnels. Elle plaide pour une meilleure formation des soignants, une campagne nationale de sensibilisation et un accès facilité aux analyses toxicologiques, même en l’absence de plainte préalable. Des avancées concrètes voient le jour, comme une expérimentation dans plusieurs régions françaises.
Artiste à ses heures, pianiste et metteuse en scène, Leïla Chaouachi trouve dans la création un équilibre nécessaire face à la dureté des récits qu’elle reçoit. Son combat, qu’elle mène aux côtés d’associations et de personnalités publiques, est animé par une conviction simple et forte. Il s’agit de défendre le droit fondamental des femmes à occuper tous les espaces, de la rue à la fête, sans crainte et sans renoncement. Pour elle, la vigilance collective et des politiques publiques volontaristes constituent les meilleurs remparts contre l’impunité.
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