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Économie

Lecornu mise sur l’apaisement budgétaire face aux blocages parlementaires

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Le gouvernement affiche sa détermination à trouver un terrain d’entente sur les finances publiques pour 2026, tout en écartant provisoirement le recours à une procédure législative exceptionnelle.

L’exécutif maintient sa volonté de parvenir à un accord concernant les projets de loi financiers, évitant pour l’instant le déclenchement d’une procédure spéciale qui garantirait la poursuite des activités de l’État. Cette position a été confirmée par l’entourage du Premier ministre à l’issue d’une concertation regroupant les représentants des formations politiques soutenant la majorité et les ministres concernés par les budgets étatiques et sociaux. Les participants ont unanimement exprimé leur souhait de dépasser les clivages pour aboutir à une solution consensuelle.

Le calendrier parlementaire apparaît particulièrement tendu, le texte budgétaire risquant de ne pas être adopté définitivement avant la fin de l’année civile. Les débats se poursuivent à l’Assemblée nationale où les élus ont entamé l’examen du volet consacré aux ressources financières des collectivités territoriales. Ce chapitre, qui ne satisfait pleinement aucun groupe politique, devrait être rejeté, entraînant dans son sillage l’ensemble du projet de loi sans que la section relative aux dépenses n’ait pu être étudiée.

Une source gouvernementale anticipe diverses positions lors du scrutin, allant du refus catégorique à l’opposition nuancée. Selon cette même source, la véritable épreuve décisive interviendra lors de la prochaine lecture, moment où les compromis devraient émerger. L’adoption du budget de la Sécurité sociale constituerait selon elle un signe encourageant pour la suite des négociations.

La réunion organisée à Matignon visait à coordonner les travaux entre députés et sénateurs en prévision des prochaines étapes législatives. L’absence notable du chef de file des Républicains à l’Assemblée nationale n’a pas facilité les discussions. Un cadre parlementaire a qualifié cette rencontre de précipitée, estimant que le recours à une loi spéciale restait une issue probable.

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement avait précédemment indiqué que le gouvernement déposerait un projet de loi spéciale si les discussions budgétaires n’aboutissaient pas avant la fin décembre. Ce mécanisme, déjà employé fin 2024, permet à l’État de continuer à percevoir les recettes fiscales tout en gelant les dépenses par décret. Le Premier ministre a exclu le recours aux ordonnances pour faire adopter le budget, privilégiant la voie parlementaire traditionnelle.

Parallèlement, le Sénat poursuit la révision approfondie du budget de la Sécurité sociale, rejetant les concessions proposées à l’opposition. Une autre hypothèse circule dans les couloirs parlementaires, le gouvernement pourrait finalement utiliser l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter son budget avant la fin de l’année, comptant sur l’abstention des socialistes pour éviter une motion de censure.

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