Monde
Le vote latino pour Trump se fissure à Minneapolis
Dans la métropole du Midwest, la rigueur des opérations migratoires fédérales suscite un profond malaise au sein d’une communauté qui avait largement contribué à la réélection du président républicain.
Edgar Hernandez, pasteur protestant à Minneapolis, exprime un sentiment de désillusion partagé par nombre de ses pairs. Lui qui avait apporté son suffrage à Donald Trump lors du dernier scrutin présidentiel observe aujourd’hui, amer, les conséquences des politiques en vigueur. Son église, autrefois fréquentée, se vide semaine après semaine. Une large partie de ses fidèles, des travailleurs sans titre de séjour, préfère désormais se cloîtrer chez elle par crainte des interventions des agents fédéraux dans les rues de la ville.
Ce ministre du culte, d’origine mexicaine, souligne une distinction cruciale pour de nombreux membres de la communauté latino-américaine. La majorité approuverait l’expulsion des individus sans papiers ayant commis des infractions graves. En revanche, la perspective de voir des familles établies, des demandeurs d’asile ou des travailleurs sans histoire être emmenés heurte profondément les consciences. Cette réalité contraste avec les promesses de campagne axées sur la seule criminalité.
L’offre politique nationale est perçue par certains comme un choix cornélien entre des extrêmes, laissant peu de place à une voie médiane. Des sujets sociétaux défendus par la gauche démocrate avaient éloigné des électeurs attachés à des valeurs religieuses traditionnelles. Le bilan des administrations démocrates précédentes en matière économique et migratoire avait également nourri la défiance. C’est dans ce contexte que les engagements du candidat républicain, centrés sur l’ordre, avaient trouvé un écho.
Les méthodes employées ces derniers mois ont cependant provoqué un choc. Des arrestations perçues comme arbitraires, ciblant des profils variés, et surtout des incidents ayant entraîné la mort de civils lors de manifestations, ont durablement marqué les esprits. L’image d’un enfant emmené par les autorités a particulièrement suscité l’émotion. Pour des observateurs politiques, ces événements créent un climat délétère qui pourrait influencer les prochaines échéances électorales.
Des soutiens historiques du président, au sein même de la communauté latino, font aujourd’hui part de leurs doutes. Une élue républicaine, figure des « Latinas for Trump », a publiquement mis en garde contre les risques politiques de la stratégie mise en œuvre. Sur le terrain, des habitantes engagées, qui avaient voté par conviction morale, expriment ouvertement leurs regrets, estimant que la ligne suivie a dépassé les limites de ce qu’elles avaient imaginé.
Cette fronde naissante illustre un possible retournement d’une frange de l’électorat, dont le ralliement avait été un facteur clé de la victoire républicaine. Alors que le pays se prépare pour les élections de mi-mandat, la question migratoire, et la manière dont elle est traitée à Minneapolis, pourrait bien devenir un point de vulnérabilité pour la majorité au pouvoir.
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