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Le retrait de Knafo bouleverse la course à l’Hôtel de Ville de Paris

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À quelques jours du second tour, le désistement de la candidate d’extrême droite modifie profondément les équilibres et offre une nouvelle dynamique à la candidate de la droite.

La candidate Reconquête Sarah Knafo a annoncé, à la veille de la clôture du dépôt des listes, qu’elle renonçait à poursuivre dans la course municipale parisienne. Elle a invité ses électeurs à se mobiliser pour empêcher la gauche de conserver la mairie. Cette décision inattendue transforme la configuration du second tour et semble profiter principalement à la candidate LR-MoDem, Rachida Dati.

Dans un entretien, Mme Knafo a justifié son choix par la nécessité de battre la gauche, précisant que son geste était motivé par l’intérêt de la capitale et non par un soutien personnel. Elle a salué sa propre campagne tout en appelant clairement au report des voix issues du premier tour. Ce retrait intervient alors qu’Emmanuel Grégoire, le candidat de la gauche et des écologistes, était arrivé en tête au premier tour avec un score confortable, mais sans majorité absolue.

Les réactions politiques ont été immédiates. L’équipe de Rachida Dati a salué le début d’une nouvelle phase de campagne, évoquant la possibilité d’une victoire face à ce qu’elle qualifie de gauche radicale. Des figures de la droite ont pour leur part estimé que ce désistement traduisait une aspiration commune à l’alternance, au-delà des clivages partisans. La candidate LR a cependant décliné toute alliance formelle avec Reconquête, préférant poursuivre la fusion déjà engagée avec la liste de Pierre-Yves Bournazel, qui s’est également retiré.

Du côté de la gauche, ce retrait a été perçu comme la preuve d’une alliance objective entre la droite et l’extrême droite. Emmanuel Grégoire a dénoncé des compromissions inacceptables, tandis que des élus ont évoqué l’existence supposée d’accords secrets. La candidate insoumise Sophia Chikirou, arrivée en troisième position, a maintenu sa liste en l’absence d’accord de fusion avec le camp Grégoire, ce qui fragmente davantage l’électorat de gauche.

Ce bouleversement rend le résultat final particulièrement incertain. Les analystes soulignent que le report massif des électeurs de Sarah Knafo pourrait sensiblement réduire l’avance d’Emmanuel Grégoire. La dynamique du scrutin s’en trouve modifiée, la candidate de la droite bénéficiant désormais d’une réserve de voix potentiellement décisive. La campagne entre désormais dans une phase décisive où les reports de voix et la mobilisation des électeurs seront les facteurs clés.

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