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Le retour inattendu de l’oursin violet réjouit la pêche bretonne

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Une présence accrue de cet échinoderme sur les côtes finistériennes dynamise l’activité des pêcheurs professionnels, dans un contexte désormais encadré par une réglementation spécifique.

Les côtes bretonnes connaissent depuis environ un an un phénomène remarquable par l’abondance soudaine de l’oursin violet. Cette recrudescence, dont les causes précises restent à déterminer, transforme la donne pour les professionnels de la pêche locale. Longtemps considéré comme un produit marginal, principalement utilisé pour l’agrément visuel des plateaux de fruits de mer lors des périodes festives, l’échinoderme suscite aujourd’hui un intérêt économique renouvelé.

Le Finistère, qui abrite le plus important gisement naturel d’algues en Europe, offre un habitat idéal pour cette espèce qui s’en nourrit exclusivement. Cette résurgence intervient dans un cadre nouvellement défini. Depuis le printemps 2025, la pêche de trois espèces, dont l’oursin violet, est soumise à des quotas. Les autorités ont instauré un volume hebdomadaire maximal et une limite par navire, conditionnés par une formation préalable.

Sur les marchés, cette évolution se traduit par une valorisation notable du produit. Le prix au kilogramme, qui stagnait auparavant autour d’un certain niveau, connaît une hausse sensible, selon les données enregistrées par les halles à marée de la région. Pour les scientifiques observant ce retour, le phénomène est porteur d’un signal positif. Les spécialistes rappellent que l’espèce, bien que jamais totalement éteinte, avait vu ses populations fortement diminuer après des décennies de prélèvement intensif. Sa recolonisation actuelle des fonds marins bretons est donc perçue comme un développement favorable pour l’écosystème côtier.

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