Monde
Le retour en grâce d’Andrej Babis bouleverse le paysage politique tchèque
L’ancien Premier ministre, arrivé en tête des législatives, entame des négociations pour former un gouvernement minoritaire tandis que ses positions souverainistes interrogent sur l’orientation future du pays.
Le chef du mouvement ANO, Andrej Babis, s’apprête à engager des pourparlers après sa victoire aux élections législatives. Son parti a remporté près de 35% des suffrages, lui octroyant 80 sièges au Parlement, mais sans majorité absolue. Le milliardaire a d’ores et déjà exclu toute collaboration avec la coalition sortante dirigée par Petr Fiala, préférant constituer un exécutif minoritaire avec des soutiens ponctuels.
Dès samedi soir, le leader politique a annoncé son intention d’engager des discussions avec le Parti de la liberté et de la démocratie directe, formation d’extrême droite ayant obtenu 7,78% des voix, ainsi qu’avec le mouvement conservateur La Voix des automobilistes. Âgé de 71 ans, M. Babis a qualifié ce score de « résultat historique », le considérant comme l’apogée de sa carrière politique.
Le scrutin a marqué un net recul pour l’alliance au pouvoir, le mouvement Ensemble de M. Fiala n’ayant recueilli que 23,36% des suffrages. Les libéraux du parti Stan, précédemment membres de la coalition gouvernementale, se classent troisièmes avec 11,23% des voix. Le Premier ministre sortant a pour sa part rejeté l’éventualité de reconstituer l’ancienne majorité.
La campagne électorale de M. Babis s’est articulée autour de promesses d’augmentation des prestations sociales et de réduction de l’aide militaire à l’Ukraine, privilégiant selon ses termes les intérêts tchèques. S’il affirme vouloir réévaluer certaines initiatives internationales de soutien à Kiev, l’homme politique se dit néanmoins favorable au maintien de l’assistance via les canaux européens.
Son retour potentiel au pouvoir pourrait modifier les équilibres géopolitiques en Europe centrale, avec un possible rapprochement avec la Hongrie et la Slovaquie, deux pays ayant adopté des positions réservées concernant les sanctions contre la Russie. M. Babis a cofondé avec Viktor Orban le groupe parlementaire eurosceptique « Patriotes pour l’Europe », et le dirigeant hongrois a salué sa victoire sur les réseaux sociaux.
La présidente du Rassemblement national français, Marine Le Pen, a pour sa part estimé que les formations « patriotes » gagnaient du terrain à travers le continent. Malgré ces alliances affichées, le leader tchèque réaffirme son attachement à l’Union européenne et à l’OTAN, tout en rejetant catégoriquement l’idée d’un référendum sur la sortie de l’UE avancée par le SPD.
La situation personnelle de M. Babis, toujours à la tête d’un important conglomérat industriel, soulève des questions quant à d’éventuels conflits d’intérêts. Des procédures judiciaires le concernant pour fraude aux subventions européennes restent par ailleurs en cours. Les observateurs politiques divergent sur les conséquences réelles de son retour aux affaires, certains soulignant son pragmatisme d’homme d’affaires, d’autres redoutant une évolution de sa rhétorique pro-occidentale.
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