Nous rejoindre sur les réseaux

News

Le procès de la DZ Mafia paralysé par la défection d’un témoin clé

Article

le

_**La cour d’assises d’Aix-en-Provence a vu les débats s’enliser, jeudi, après le départ des avocats de la défense et le refus de comparaître des accusés, plongeant l’audience dans une impasse procédurale inédite.**_

L’audience s’est déroulée dans un climat de tension croissante, marqué par une succession de demandes rejetées et un départ collectif de la défense. Les conseils des six prévenus, jugés pour un double homicide lié au trafic de stupéfiants survenu en 2019, ont quitté le prétoire en fin de journée. Cette décision fait suite au refus persistant de la cour d’accéder à leurs requêtes de suspension ou de renvoi de l’audience.

Le point de crispation réside dans l’absence d’une officière de police judiciaire, dont la déposition, entamée la veille, n’a pu être achevée. Cette dernière a quitté le tribunal sans préavis lors d’une suspension, empêchant une partie des avocats de l’interroger. La défense a dénoncé une atteinte au principe du procès équitable et a réclamé en vain sa comparution forcée. La cour, ayant pris connaissance d’un arrêt de travail de la fonctionnaire jusqu’au 1er avril, a choisi de reporter sa décision sur ce point au 2 avril, tout en rejetant l’idée d’un renvoi général.

Face à ce nouveau refus de suspendre les débats en attendant cette date, les défenseurs ont collectivement quitté la barre. Privés de leurs conseils, plusieurs accusés se sont alors emportés depuis le box. L’un d’eux a qualifié la procédure de « mascarade », un autre a estimé que la cour avait « reçu l’ordre de nous taper dessus ». Après des échanges vifs avec la présidente, ils ont annoncé leur refus de comparaître jusqu’au 2 avril, promettant de ne plus se présenter à l’audience d’ici là.

Le ministère public a exprimé ses regrets quant à cette situation, la jugeant préjudiciable aux intérêts des prévenus eux-mêmes, tout en anticipant un retour des avocats à la date indiquée. Malgré l’absence des principaux concernés, le procès doit théoriquement se poursuivre par l’audition d’autres témoins. Les accusés recevront quotidiennement une sommation à comparaître, tandis qu’un compte-rendu des débats leur sera transmis chaque soir en détention.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus