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Culture

Le photoreportage irlandais Ivor Prickett récompensé par le Visa d’or News pour son travail au Soudan

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Le festival Visa pour l’image a distingué les travaux de photographes internationaux engagés sur les fronts humanitaires et environnementaux. Parmi les lauréats, l’Irlandais Ivor Prickett a été honoré pour son reportage réalisé dans un Soudan en guerre.

Le photoreporter Ivor Prickett, collaborateur du New York Times, s’est vu décerner le Visa d’or News lors de la 37e édition du festival Visa pour l’image à Perpignan. Cette distinction récompense son travail approfondi sur les combats qui ont déchiré Khartoum, opposant l’armée régulière soudanaise aux Forces de soutien rapide. Le photographe a exprimé sa gratitude et son émotion, soulignant la difficulté d’accéder aux zones de conflit pour documenter une guerre souvent méconnue du grand public.

Ses images, d’une grande force narrative, dépeignent le quotidien d’une population confrontée à la violence et à la destruction, tout en mettant en lumière sa dignité et sa résilience. Loin de tout misérabilisme, son approche visuelle restitue avec pudeur et précision les réalités complexes de la guerre civile.

Parallèlement, le Sud-Africain Brent Stirton a reçu le Visa d’or Magazine pour son enquête au long cours dans le parc national des Virunga, en République démocratique du Congo. Ses photographies alertent sur le braconnage, la déforestation et les trafics illicites qui menacent cet écosystème unique, tout en saluant le dévouement des gardes forestiers.

D’autres photoreporters ont également été distingués, dont Alfredo Bosco, lauréat du Visa d’or Ville de Perpignan Rémi Ochlik pour son investigation sur le trafic de drogues de synthèse en Irak, et Saher Alghorra, récompensé par le Visa d’or humanitaire du CICR pour son travail dans la bande de Gaza. Ce dernier offre un témoignage poignant de la vie ordinaire persistant malgré les conflits.

Enfin, le Visa d’honneur du Figaro Magazine a été attribué à George Steinmetz pour l’ensemble de sa carrière. Son exposition, réalisée notamment à l’aide de drones et de parapentes motorisés, interroge avec acuité les conséquences environnementales des modes de production alimentaire contemporains.

L’ensemble des expositions, accessibles gratuitement, reste visible à Perpignan jusqu’au 14 septembre.

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