Économie
Le patron de X convoqué par la justice française dans le cadre d’une enquête élargie
Le fondateur du réseau social et d’anciens dirigeants devront s’expliquer sur les pratiques de la plateforme, tandis que ses locaux parisiens font l’objet d’une perquisition.
Les autorités judiciaires françaises ont engagé une série d’actions significatives à l’encontre de la plateforme X. Le propriétaire du réseau, Elon Musk, ainsi que l’ancienne directrice générale, Linda Yaccarino, ont été formellement convoqués pour une audition libre prévue le 20 avril prochain. Ils sont entendus en leur qualité de responsables légaux et opérationnels de l’entreprise durant la période concernée par les investigations.
Ces convocations s’accompagnent d’une opération de perquisition menée dans les bureaux français de la société. Ces procédures, coordonnées par le parquet de Paris et sa section spécialisée dans la lutte contre la cybercriminalité, impliquent également la gendarmerie nationale et l’agence européenne Europol. La magistrature indique que ces démarches s’inscrivent dans une approche constructive, visant à assurer la conformité de la plateforme avec la législation française sur le territoire national.
L’enquête, ouverte initialement à la suite de signalements parlementaires au début de l’année 2025, s’est considérablement élargie. Les investigations portent désormais sur plusieurs chefs potentiels, incluant la diffusion présumée de contenus illicites par le biais de l’intelligence artificielle Grok, propriété de la plateforme. Les autorités examinent notamment des accusations relatives à la contestation de crimes contre l’humanité et à la possible détention d’images pédopornographiques.
Outre les dirigeants, plusieurs employés de X seront entendus à titre de témoins entre le 20 et le 24 avril. La justice précise que ces auditions ont pour objectif de recueillir les explications des parties concernées et d’évaluer les mesures correctives qu’elles pourraient mettre en œuvre.
Cette action s’inscrit dans un contexte plus large de surveillance judiciaire renforcée des acteurs majeurs du numérique par les autorités françaises. D’autres plateformes, telles que Kick, Telegram, Shein ou AliExpress, font également l’objet d’enquêtes pour des motifs distincts liés à la modération de contenus.
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