Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

Le nord-est du Kenya sous l’étau d’une sécheresse dévastatrice

Article

le

La sécheresse historique qui frappe le nord du Kenya a décimé le bétail, pilier de l’économie locale. Les communautés pastorales, désormais privées de leurs moyens de subsistance, redoutent désormais pour la survie de leurs enfants, face à une crise humanitaire qui s’aggrave.

La région aride de Mandera, à la frontière somalienne et éthiopienne, subit depuis plusieurs mois une absence quasi totale de précipitations. Les conséquences pour les populations, dont l’existence est étroitement liée à l’élevage, sont catastrophiques. Des éleveurs ont vu périr la totalité de leurs troupeaux, réduisant à néant des patrimoines constitués sur plusieurs générations. Les carcasses d’animaux jonchent les paysages desséchés, derniers témoins d’une économie pastorale anéantie.

La pénurie d’eau atteint un niveau critique. Les points d’eau traditionnels se sont évaporés, contraignant hommes et bêtes à se concentrer autour des rares réserves encore disponibles. Les autorités locales ont instauré un rationnement strict pour tenter de prolonger la durée de vie de ces ressources, mais leur épuisement semble inéluctable à court terme. Cette situation pousse de nombreuses familles à se déplacer dans une quête vaine de pâturages et d’eau.

La crise du bétail se double désormais d’une crise alimentaire et sanitaire aiguë. Les établissements de santé font face à un afflux croissant d’enfants souffrant de malnutrition sévère. La disparition du lait des animaux, aliment de base pour les plus jeunes, a précipité l’état de santé des populations les plus vulnérables. Les structures médicales, confrontées à des ruptures de stocks de suppléments nutritionnels, peinent à répondre à l’ampleur des besoins.

Cette détérioration intervient dans un contexte de réduction des financements de l’aide humanitaire internationale. Plusieurs programmes de soutien alimentaire, notamment destinés aux mères et aux nourrissons, ont été drastiquement réduits ou interrompus, laissant les communautés sans filet de sécurité. Les distributions d’eau, de nourriture et d’aide financière par le gouvernement et les organisations humanitaires restent insuffisantes au regard de l’étendue de la catastrophe.

L’angoisse est palpable parmi les habitants, qui scrutent l’horizon en attendant la saison des pluies. Pour beaucoup, l’espoir de sauver les plus jeunes repose désormais sur une intervention rapide et d’une ampleur sans précédent. L’avenir immédiat de toute une région, où la faim et la soif menacent désormais directement les vies humaines, se joue dans les semaines à venir.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus