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Économie

Le marché automobile français peine à retrouver son souffle

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Le secteur automobile français affiche une stagnation préoccupante, avec des volumes de vente qui peinent à décoller malgré une timide embellie en septembre.

Les immatriculations de véhicules neufs n’ont progressé que de 1% sur un an au mois de septembre, avec 140.354 unités écoulées. Cette légère hausse s’explique principalement par la présence d’un jour ouvrable supplémentaire par rapport à l’année précédente, sans parvenir à compenser le recul de 6,25% enregistré depuis janvier. Les professionnels du secteur qualifient cette situation de stabilité à un niveau anormalement bas, soulignant que le marché peine à retrouver sa dynamique d’avant la crise sanitaire. Les ventes actuelles restent inférieures de près de 20% à celles de septembre 2019.

La répartition du marché confirme la domination des deux constructeurs nationaux, Stellantis et Renault, qui se partagent chacun 25,7% des parts de marché. Cependant, leurs trajectoires divergent nettement. Alors que Renault enregistre une progression de 6,5% sur un an, Stellantis voit ses immatriculations stagner et affiche un recul de 9,47% sur les neuf premiers mois de l’année. Cette situation contraint le groupe multiprofessionnel à recourir au chômage partiel dans plusieurs de ses usines européennes, dont trois sites français.

L’analyse des motorisations révèle une transition énergétique encore incomplète. Les véhicules électriques représentent désormais 22% des immatriculations mensuelles et 18,3% sur l’ensemble de l’année, bénéficiant visiblement des nouvelles modalités du bonus écologique. Pourtant, cette progression reste insuffisante au regard des objectifs européens fixés pour 2035. Les hybrides conservent leur position majoritaire, tandis que les motorisations thermiques traditionnelles ne représentent plus que 3% des ventes.

Face à des prix jugés rédhibitoires par les consommateurs, le marché observe un net repli vers les véhicules d’entrée de gamme. Ces derniers représentent désormais 56% des transactions sur les neuf premiers mois de l’année, témoignant d’une adaptation contrainte des acheteurs à un environnement économique difficile. L’ensemble de la filière automobile française semble ainsi naviguer entre transition énergétique impérative et réalité du pouvoir d’achat des ménages.

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