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Le Louvre saisit la justice après des fuites de documents internes

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L’établissement public a déposé une plainte contre X pour abus de confiance, alors que des informations confidentielles ont été transmises à la presse. La présidente du musée déplore des divulgations récurrentes.

Le musée du Louvre a engagé des poursuites judiciaires à la suite de la diffusion de documents internes considérés comme sensibles. L’établissement public a saisi le parquet de Paris d’une plainte contre X, invoquant les infractions d’abus de confiance et de recel. Cette démarche fait suite à la communication de ces pièces à des tiers, en vue d’une publication.

La présidente du Louvre, Laurence des Cars, a confirmé cette initiative lors d’une audition au Sénat. Elle a exprimé son inquiétude face à la multiplication des divulgations d’informations internes dans les médias, soulignant l’importance du devoir de discrétion pour l’ensemble du personnel. Selon ses déclarations, seules les personnes à l’origine des fuites seraient concernées par d’éventuelles suites judiciaires.

Cette position a suscité des réactions critiques dans le milieu de la presse culturelle. Le fondateur d’une publication spécialisée, ayant eu accès à certaines de ces informations, y voit une tentative d’intimidation visant à décourager ses sources. Il estime que cette plainte constitue un moyen de restreindre l’accès à des données jugées essentielles pour informer le public.

L’affaire intervient dans un contexte marqué par des interrogations persistantes sur la sécurité du musée, après le vol survenu dans la galerie d’Apollon au mois d’octobre. Les auditions parlementaires ont notamment mis en lumière les choix d’investissement de l’établissement au cours des dernières années. Un rapport de la Cour des comptes, présenté aux sénateurs, suggère que les dépenses ont parfois privilégié des opérations de prestige au détriment de certaines urgences, dont la modernisation des dispositifs de sûreté.

La révélation récente d’un audit de sécurité datant de 2018, qui pointait déjà des vulnérabilités, avait précédemment alimenté le débat. La direction avait alors indiqué ne pas avoir eu connaissance de ce document. Ces différents épisodes contribuent à une atmosphère de tensions internes, tandis qu’une partie du personnel réclame des mesures concrètes et rapides pour renforcer la protection des collections.

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