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Économie

Le gouvernement resserre l’étau fiscal sur les grandes fortunes

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L’exécutif entend rééquilibrer la contribution des ménages les plus aisés tout en écartant la création d’un impôt sur la fortune.

Le Premier ministre a reconnu publiquement des incohérences dans le système fiscal applicable aux patrimoines les plus élevés. Lors d’une déclaration de politique générale, il a annoncé le prolongement pour une année supplémentaire du mécanisme de contribution différentielle sur les hauts revenus. Ce dispositif concerne les foyers fiscaux dont les revenus excèdent 250 000 euros pour une personne isolée et 500 000 euros pour un couple. Il garantit un taux minimal d’imposition de 20%, venant s’ajouter aux prélèvements existants.

Cette orientation s’inscrit dans une démarche plus large de révision du système fiscal. Le ministre de l’Économie a confirmé que le budget 2026 prévoyait une augmentation des recettes fiscales de quatorze milliards d’euros. Cette hausse s’accompagnera d’une réévaluation d’une vingtaine de dispositifs dérogatoires parmi les quelque 470 niches fiscales actuellement en vigueur. Cette rationalisation pourrait générer environ cinq milliards d’euros de recettes supplémentaires.

L’exécutif écarte cependant l’instauration d’une taxation spécifique sur les patrimoines supérieurs à cent millions d’euros, une proposition défendue par les partis de gauche. Le premier secrétaire du Parti socialiste a annoncé le dépôt d’un amendement en ce sens, affirmant la volonté de la gauche de protéger les ménages les plus modestes tout en renforçant la justice fiscale. Le débat parlementaire s’annonce animé sur ces questions, alors que le gouvernement cherche à concilier équité fiscale et soutien à l’activité économique.

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