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Politique

Le gouvernement évite de peu la censure sur le budget

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L’Assemblée nationale a rejeté, à une très courte majorité, la motion déposée par La France insoumise. Le Premier ministre conserve la confiance des députés, scellant l’adoption du projet de finances pour 2026.

Le pouvoir exécutif a franchi un cap délicat ce vendredi à l’Assemblée nationale. La motion de censure présentée par le groupe La France insoumise, soutenue par d’autres formations de gauche, n’a pas recueilli la majorité absolue requise pour renverser le gouvernement. L’écart s’est révélé particulièrement serré, la proposition ayant échoué à seulement dix-neuf voix de son adoption. Ce rejet met un terme, pour l’heure, à la contestation parlementaire née de l’utilisation de l’article 49.3 pour faire adopter le projet de loi de finances.

La séance a été marquée par des débats animés, précédant le scrutin. Les orateurs des principaux groupes d’opposition ont vivement critiqué la méthode gouvernementale, dénonçant un passage en force et une négation du débat démocratique. Le Premier ministre a défendu sa décision, invoquant la nécessité d’assurer la stabilité financière du pays et d’éviter l’immobilisme. Une seconde motion, déposée par le Rassemblement national, était également à l’ordre du jour et a connu le même sort.

La survie du gouvernement reposait sur un équilibre parlementaire fragile. Si les oppositions de gauche et d’extrême droite étaient unies dans leur volonté de censure, leurs voix cumulées ne suffisaient pas à atteindre le seuil constitutionnel. L’exécutif a pu compter sur l’abstention ou le soutien critique de plusieurs formations du centre et de la droite, lui assurant une majorité de circonstance. Cette configuration illustre les difficultés de navigation dans une chambre sans majorité absolue.

Avec ce vote, le budget de l’État pour l’année prochaine est désormais adopté sans avoir été amendé par les députés. L’épisode confirme la récurrence du recours aux instruments constitutionnels permettant de court-circuiter le débat parlementaire dans le contexte politique actuel. Le gouvernement devrait, selon toute vraisemblance, procéder de manière identique pour le volet dépenses du texte, ce qui pourrait provoquer de nouvelles tentatives de censure la semaine prochaine, elles aussi promises à un échec probable. L’exécutif sort renforcé de cette épreuve de force, mais la fracture politique avec une large partie de l’hémicycle demeure entière.

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