Économie
Le gouvernement affirme maîtriser le cap des finances publiques pour 2025
L’exécutif présente un projet de loi de finances confirmant la trajectoire budgétaire, avec un déficit public attendu à 5,4 % du PIB l’année prochaine.
La trajectoire des finances publiques respecte les prévisions établies pour l’année 2025, selon les déclarations gouvernementales accompagnant le dépôt du projet de loi de finances de fin de gestion. Le texte, présenté en conseil des ministres puis déposé à l’Assemblée nationale, dresse un bilan d’exécution budgétaire pour l’exercice en cours. Les autorités estiment que l’objectif d’un déficit public représentant 5,4 % du produit intérieur brut sera tenu, après 5,8 % prévus en 2024. Cette évolution est présentée comme la preuve d’une maîtrise effective des dépenses de l’État.
Le document prévoit par ailleurs des ajustements financiers significatifs, avec une annulation de crédits s’élevant à 1,2 milliard d’euros. Cette opération résulte de la différence entre l’ouverture de 3 milliards d’euros de crédits supplémentaires, destinés à couvrir divers aléas de gestion, et l’annulation de 4,2 milliards, dont une part importante provient de la réserve de précaution ministérielle. Dans le détail, les dépenses de l’État augmentent de 0,3 milliard d’euros par rapport à la loi de finances initiale.
Plusieurs postes budgétaires font l’objet de refinancements. Ainsi, 1,1 milliard d’euros supplémentaires sont alloués à la hausse des charges du service public de l’énergie, 300 millions à la mission Défense et 200 millions à la mission Sécurité, notamment pour faire face à des surcoûts opérationnels dans les territoires ultramarins. S’ajoutent à cela 100 millions pour l’hébergement d’urgence, 300 millions pour la prime d’activité et 100 millions pour l’allocation adulte handicapé.
En contrepartie, des annulations de crédits concernent principalement la mission Travail, emploi et administration des ministères sociaux, à hauteur de 800 millions d’euros, ainsi que la mission Recherche et enseignement supérieur, pour 250 millions, et la mission Économie, pour 180 millions. Du côté des recettes, une légère progression est enregistrée pour l’impôt sur le revenu, avec 400 millions d’euros supplémentaires par rapport aux prévisions. Les recettes de l’impôt sur les sociétés affichent une hausse plus marquée, de 5,2 milliards d’euros. En revanche, les rentrées liées à la contribution différentielle sur les hauts revenus ont été révisées à la baisse, estimées désormais à 1,4 milliard contre 2 milliards initialement prévus.
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