Économie
Le destin de Brandt se joue à Nanterre
Le tribunal des affaires économiques examine ce mercredi le projet de reprise en coopérative du fleuron de l’électroménager, ultime chance de sauver emplois et sites industriels, face à une situation financière critique.
L’avenir du groupe Brandt, acteur historique de l’électroménager en France, est entre les mains de la justice ce mercredi. Le tribunal de Nanterre doit en effet statuer sur les offres de reprise déposées, alors que l’entreprise est placée en redressement judiciaire depuis le début du mois d’octobre. Cette audience cruciale intervient dans un contexte de forte inquiétude pour les quelque sept cents salariés, qui voient dans le projet de transformation en société coopérative et participative leur principale bouée de sauvetage.
Cette option, portée par le collectif Revive, représente la seule proposition permettant de préserver au moins trois cents emplois et les deux sites de production, localisés dans le Loiret et le Loir-et-Cher. Les autres offres sur la table ne garantissent pas le maintien de l’outil industriel sur le territoire national. Face à l’urgence, les pouvoirs publics se sont fortement mobilisés ces derniers jours pour afficher leur soutien à cette solution, jugée essentielle pour préserver un savoir-faire français.
Le montant nécessaire pour relancer l’activité et assurer la pérennité de l’entreprise est estimé entre vingt et vingt-cinq millions d’euros. L’État s’est engagé à apporter une aide de cinq millions, tandis que la région Centre-Val de Loire et la métropole d’Orléans ont promis des financements substantiels, portant les fonds publics potentiellement mobilisés à environ quinze millions. La question centrale reste l’engagement des établissements bancaires, dont la participation est indispensable pour convaincre le tribunal de la solidité du plan.
La situation du groupe, propriété du fonds algérien Cevital depuis 2014, est fragilisée par les difficultés structurelles du secteur du gros électroménager. Celui-ci subit de plein fouet le ralentissement du marché immobilier, les achats étant souvent corrélés à des déménagements. Après une baisse en 2023, les ventes ont de nouveau reculé l’an dernier. La production est actuellement quasiment à l’arrêt, et l’entreprise ne pourra plus honorer le paiement des salaires au-delà de la mi-décembre, accentuant la pression sur cette journée décisive.
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