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Le Costa Rica dans l’attente de son nouveau président

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Les premiers résultats du scrutin présidentiel sont attendus dans la soirée. La candidate du parti au pouvoir, Laura Fernandez, part favorite sur un programme axé sur la sécurité, tandis que l’opposition s’inquiète d’une possible concentration des pouvoirs.

Le dépouillement des voix est en cours au Costa Rica, à l’issue d’une élection présidentielle qui a mobilisé près de 3,7 millions d’électeurs. Le scrutin, qui s’est déroulé dans le calme, doit également renouveler l’Assemblée législative pour un mandat de quatre ans. Les bureaux de vote ont fermé leurs portes en fin d’après-midi, laissant place à une attente fébrile dans les rues de San José, où les partisans de différents camps manifestaient leur soutien en agitant drapeaux et fanions.

La campagne a été largement dominée par la question sécuritaire, dans un pays historiquement stable mais désormais confronté à une montée de la violence liée au narcotrafic. La candidate du Parti de la Prospérité sociale, Laura Fernandez, héritière politique du président sortant Rodrigo Chaves, a fait de la lutte contre la criminalité organisée son principal cheval de bataille. Les derniers sondages la donnaient en position de force, avec une possibilité de l’emporter dès le premier tour si elle dépasse le seuil de quarante pour cent des suffrages exprimés.

Son programme propose un renforcement significatif des moyens de l’État en matière de sécurité, s’inspirant de mesures appliquées ailleurs dans la région. Elle plaide pour l’achèvement d’un centre pénitentiaire de haute sécurité, l’alourdissement des peines pour les crimes liés au trafic de drogue et la possibilité de déclarer l’état d’urgence dans les zones les plus touchées. Ses partisans saluent une approche déterminée, jugée nécessaire pour restaurer l’ordre public.

Face à elle, une opposition fragmentée, composée de dix-neuf candidats, tente de constituer un front commun. Son principal représentant, Álvaro Ramos, du Parti de la Libération, a centré sa campagne sur la défense des institutions démocratiques. L’opposition craint en effet qu’une large victoire de Laura Fernandez, couplée à une majorité parlementaire, ne permette une réforme constitutionnelle visant à concentrer les pouvoirs. D’anciennes figures politiques ont exprimé publiquement leurs préoccupations quant à l’équilibre des pouvoirs pour les années à venir.

Au-delà des questions de sécurité, les électeurs devaient également se prononcer sur des enjeux socio-économiques persistants. Malgré une légère baisse récente, la pauvreté et les inégalités sociales restent des défis majeurs pour le pays. Les résultats définitifs, qui détermineront la nécessité ou non d’un second tour prévu en avril, sont attendus dans les prochaines heures par le Tribunal suprême électoral.

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