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Le congé paternité s’impose, une majorité de pères y ont recours

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La réforme de 2021, qui a porté la durée à vingt-huit jours, a été largement adoptée, selon une étude récente. Les disparités d’usage persistent néanmoins, liées aux situations professionnelles.

La mesure a visiblement trouvé son public. Depuis son extension il y a trois ans, le congé destiné aux pères rencontre une adhésion massive. Plus de huit nouveaux pères sur dix ont effectivement pris tout ou partie des jours auxquels ils avaient droit, au-delà de la période obligatoire. Ce taux marque une progression sensible par rapport aux chiffres enregistrés avant la réforme.

L’allongement de la durée disponible, qui permet désormais aux pères de disposer de quatre semaines complètes, semble avoir modifié les comportements. La possibilité de fractionner ce congé offre une flexibilité appréciée, permettant de mieux concilier les impératifs familiaux et professionnels. Les observateurs notent une évolution des mentalités, avec une volonté accrue des pères de s’investir dès les premiers moments de la vie de l’enfant et de soutenir la mère.

Cette tendance générale masque toutefois des réalités contrastées. L’étude met en lumière que le recours au dispositif varie significativement selon la situation professionnelle. Les pères titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur et bénéficiant d’un contrat à durée indéterminée, notamment dans la fonction publique, sont les plus nombreux à saisir cette opportunité. À l’inverse, les travailleurs en contrat précaire, les indépendants ou les personnes sans emploi y ont moins fréquemment recours, souvent en raison de contraintes économiques ou d’une moins grande sécurité de l’emploi.

D’autres facteurs, comme la perception individuelle de la paternité, la connaissance précise des droits ou l’organisation familiale, influencent également la décision de prendre ce congé. Malgré ces nuances, les experts soulignent l’émergence d’une réelle dynamique en faveur d’une implication paternelle plus forte dans les premiers temps suivant une naissance. La question se pose désormais de savoir comment cette dynamique évoluera avec l’arrivée prochaine d’un nouveau dispositif, le congé de naissance, dont les modalités pourraient encore transformer les pratiques.

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