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Économie

Le commerce de l’habillement essuie un nouvel échec lors des soldes d’hiver

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Les résultats décevants confirment une tendance de fond pour les enseignes physiques, tandis que le commerce en ligne résiste mieux dans un contexte de consommation atone.

Les soldes d’hiver, qui se sont achevées cette semaine, n’ont pas permis d’inverser la tendance pour les magasins de vêtements. Selon les données communiquées par une fédération professionnelle majeure, le chiffre d’affaires en points de vente physiques a enregistré un recul de 1,8% par rapport à la période équivalente de l’année précédente. Ce résultat confirme les difficultés persistantes du secteur, après une année 2025 marquée par une contraction globale de son activité.

Le démarrage de l’opération commerciale a été particulièrement affecté par des conditions météorologiques défavorables, avec des chutes de neige ayant significativement réduit l’affluence en boutique. La première semaine a ainsi connu une baisse de 5,7% des ventes en magasin. Un léger rebond observé lors des deux dernières semaines n’a pas suffi à combler ce déficit initial. En revanche, le canal numérique a montré une certaine résilience, affichant une progression modeste de 0,8% sur l’ensemble de la période.

Plusieurs facteurs structurels expliquent l’essoufflement régulier de l’impact des soldes. Les promotions se sont progressivement diluées dans un calendrier commercial désormais saturé d’opérations promotionnelles tout au long de l’année, comme le Black Friday ou les ventes privées. La concurrence jugée féroce de plateformes de mode internationale à bas coûts pèse également sur le marché traditionnel. Par ailleurs, les distributeurs ont adopté une gestion des stocks plus prudente, commandant des volumes moins importants en début de saison pour limiter les invendus, ce qui réduit mécaniquement l’assortiment disponible lors des périodes de démarques.

Malgré ces résultats en demi-teinte, les soldes demeurent, aux yeux des professionnels, un rendez-vous incontournable du paysage commercial français, générant une importante visibilité. La question de leur calendrier fait cependant débat au sein de la profession. Si certaines organisations militent pour un report de plusieurs semaines, d’autres estiment que modifier les dates actuelles n’aurait qu’un effet marginal sur les performances globales, sans transformer fondamentalement la donne. Pour les enseignes, le défi reste de s’adapter à une consommation qui a durablement changé ses habitudes.

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